INTRODUCTION. XIII
« sauf-conduits et assurait ainsi une protection « efficace à certains voyageurs, les princesses du « plus haut rang" se faisaient un titre de gloire « d'être appelées ses filles... Les Pères du con- « cile de Bâle inauguraient leurs délibérations « en se recommandant à ses prières... Un fait à « noter c'est que Colette, malgré son zèle de « propagande, ne fonda jamais aucun couvent « dans la partie de la France occupée par les « Anglais ; mais après avoir obtenu l'assenti- « ment de la duchesse de Bourgogne sa pre- « mière protectrice, elle se lie avec la duchesse « île Bourbon et deux ans à peine après le meur- « tre de Montereau, les deux duchesses furent
« ainsi mises indirectement en relations
« Exerçant un égal ascendant sur ces deux « princesses, il ne lui fut pas difficile de leur « inspirer des sentiments d'estime et d'affection « mutuelle. Par le rôle d'intermédiaire quelle « a joué entre la cour de Bourgogne et les di- « verses branches de la maison de France pente dant la période la plus critique du règne de « Charles VII, Colette de Corbie mérite au plus « haut degré d'attirer l'attention des historiens « et l'on peut dire qu'elle n'a pas été sans in- « fluence sur les destinées de notre pays. Enfin « elle a préparé et facilité le mariage du fils du « duc de Bourbon avec une fille de la duchesse « de Bourgogne comme un acheminement au a célèbre traité du 21 septembre 1435. » Que peut-on désirer de plus expressif que cette appré-