XVIII INTRODUCTION
Cette biographie fut traduite en latin par Etienne Juliaque, docteur de Sorbonne, de l'ordre de Saint-François et abrégée par Surius pour la faire entrer dans les Vies des Saints. Nous avons eu constamment sous les yeux une copie de cet écrit de Pierre de Vaux encore munie des sceaux qui y furent apposés en 1494. Elle appartient aux Clarisscs d'Amiens. Cette œuvre est aussi désignée sous le nom de Grande légende de G and.
2° Les Dépositions de sœur Perrine de la Balme. Nièce du vénérable Henri de la Balme, qui vint chercher sainte Colette à Corbie, compagne de la sainte abbesse pendant trente ans, elle fut obligée de raconter les merveilles dont elle avait été le témoin privilégié ; son écrit en huit chapitres a la forme de dépositions juridiques. L'auteur renouvelle souvent ses protestations et fait appel aux témoins encore vivants qu'il nomme. Sœur Perrine écrivait à Hesdin, où elle finit ses jours. Sur son lit de mort, on l'entendit protester solennellement qu'elle n'avait exprimé que l'exacte vérité, la diminuant plutôt que l'augmentant. En 1494, il existait encore à Hesdin plusieurs sœurs qui avaient connu la réformatrice . A la prière de Guillemette Chrétienne, l'une d'elles et abbesse de ce couvent, elles attestèrent solennellement la véracité et l'authenticité de l'écrit de sœur Perrine. Au XVIe ou au XVIIe siècle, on a fait des copies de l'œuvre de Pierre de Vaux dans lesquelles on a intercalé