APPROBATIONS. III
à la grandeFamille franciscaine tout entière que s'étend une action réformatrice dont les heureux effets se sont prolongés jusqu'à nous.
Faut-il s'étonner de l'ascendant exercé par des vertus si héroïques sur une époque où malgré tant de vices, la foi était restée au fond des âmes? C'est bien dans « celle petite Ancelle du Seigneur >> comme l'appelle son premier historien, Pierre de Vaux, que l'on voit éclater la puissance surnaturelle dont Dieu se plait à revêtir les Saints. Elle qui ne cherche que la solitude et l'effacement, voit les plus illustres de ses contemporains venir à elle pour recourir à ?es lumières et demander son appui. Saint Yincent- Ferrier, le grand thaumaturge du XVe siècle, entreprendra le voyage de Poligny pour conférer avec la servante de Dieu sur les moyens de rendre la paix à l'Eglise troublée par le schisme d'Occident, et les évêques, assemblés au concile de Constance, accueilleront avec joie la lettre que leur adresseront de concert, le célèbre dominicain et l'humble fille de Saint-François d'Assise. C'est encore avec elle que saint Jean de Capistran,ce missionnaire si puissant en œuvre et en parole, échangera ses vues pour la restauration de l'état religieux.
Rien n'est touchant comme la lettre dans laquelle le cardinal de Saint-Ange, président du concile de Bàle, recommande aux prières de la