‹ Saint Colette, sa vie, ses œuvres, son culte son influenceChapitre 43 sur 136 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

travailler plus efficacement à la civilisation et au bonheur de ces contrées , en donnant à défricher aux moines ces terres en grande partie incultes. Elle appela donc des religieux de Luxeuil, qui suivaient la régie de saint Colomban. Plus tard l'abbaye embrassa la régie de saint Benoît. La régente accorda au nouveau monastère tous les droits de justice etde seigneurie sur un immense territoire se développant à de g-randes distances des deux côtés de la Somme. Aux faveurs du pouvoir civil se joignirent les privilèges de l'autorité ecclésiastique. Les évêques de la province accordèrent à l'abbaye une complète exemption, plusieurs fois confirmée dans la suite par des conciles provinciaux. L'abbé Théofride , qui eut les labeurs et la gioire de cette fondation , devint évêque d'Amiens ; il est appelé saint , sans avoir aucun culte public . Dans le VIIIe siècle , l'abbaye eut encore la gioire de produire saint Martin , confesseur de Charles Martel , et patron de Saint- Priest, où il est mort. Mais c'est surtout un descendant du vainqueur des Sarrazins qui devait donner à l'abbaye de Corbie un éclat incomparable. Jeune encore , Adhélard , cousin de Charlemagne , fuyait les scandales et les dangers de la cour et venait se cacher dans le monastère de Corbie , où il cultiva le jardin pendant un an. Son mérite le révéla bientôt et le fit mettre à la tête de la nombreuse communauté. Sous la direction de cet esprit supérieur,

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