‹ Saint Columban (vers 540-615)Chapitre 2 sur 45 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

A Bobbio, vers le début du vu* siècle, mourut^ enveloppé d'un nimbe d'héroïsme et de sainteté, un moine à la personnalité puissante, étrange parfois et singulière. Venu d'Irlande, il lança dans la Gaule le mouvement monastique et la réforme pénitentielle ; il gourmanda les rois et les peuples, les évêques et le souverain pontife; il inspira à tousune vénération profonde, faîte d^étonnement, de crainte et d'admiration ; il dut achever sa carrière^ en exilé, sur les chemins de France, d'Allemagne^ de Suisse, d'Italie, et il succomba, plein de jours et de mérites, sur la terre étrangère, loin de son Erin toujours aimée, loin de Luxeuil, sa seconde et bien regrettée patrie.

Colomba n — tel est son nom — avait trop frappé ses contemporains, pour n'avoir point, dès son trépas, reçu de la voix populaire les honneurs réservés aux bienheureux. Son tombeau devint un centre fréquenté de pèlerinages et sa vie fut écrite^

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