I. Gianelli, op, cit.j 197, n. i
protection spéciale. Dans la belle église abbatiale, dans les églises de Fontaine, de Faucogney et de beaucoup d'autres paroisses des environs, des statues, des fresques ou des verrières rappellent aux yeux le grand moine et placent à ses côtés Tours qu'il vient de charmer \ Mais, sauf au séminaire, la fête du saint, inscrite au propre de Tarchidiocëse de Besançon^, sous le rite double majeur, à la date du 27 novembre, n'est relevée par aucune solennité et,à beaucoup d'oreilles, même pieuses, le nom de Colomban sonne, pour ainsi dire, comme celui d'un étranger. Du moûtier d' Annegray ,à peine reste- t-il un pan de mur et quelques sarcophages, à demi brisés,
I. L'iconographie de saint Colomban n'est pas fixée. Nulle purt, on ne lui donne ces vraies caractéristiques des moines irlandais : la tonsure creusée en arc sur le front, la camùfitia où court bâton pastoral et rEvangéliaire suspendu dans un sachet sur Pépaule.
En PVanche-Comté, il a des vêtements blancs; à Brégeuz, Saint Gall et Bobbio, les couleurs bénédictines. Comme caractéristique, on lui donne dans la Comté et TApennin, l'ours qu'il apprivoisa ; dans la région de Brégenz et sur de vieilles images de Bobbio, on lui place un soleil sur la poitrine, par allusion à la vision maternelle (cf. p. i3).
En Franche-Comté, avec son froc, son capuce et son scapulaire, c'est un moine quelconque. Kn Italie, avec son camail à boutons, tel que les évoques et les chanoines en portent, placé sur un froc plutôt traînant, c'est un moine absolument fantaisiste.
a. La fête de saint Colomban est encore célébrée dans plusieurs diocèses, entre autres Nancy, au 27 novembre ; Saint-Dié, au 26 ; Tortone, au a3 ; Plaisance^ Chiavari, Saiat-Gall, au a 4, etc. A Mehrerau et dans la région de
semés sur le bord d'un chemin, et pas une statue, pas une inscription même, ne rappelle que ce gracieux vallon, tapi sous le rocheux promontoire de Saint-Martin, fut le berceau de la civilisation pour tout le pays d'alentour ! Etiam periere ruinœ !
Et pourtant, partout, en France, en Angleterre, en Italie, même en Amérique et surtout en Allemagne, après tant de siècles, la mémoire deColoxnban se dégage de la pénombre; Térudition contemporaine consacre de compendieuses et substantielles études à ce législateur monastique, à cet apôtre de la pénitence, à ce propagateur de la confession auriculaire, à ce rude censeur des princes et des peuples. Puisse le présent livre contribuer à cette œuvre de gratitude et d'équité !
Brégenz, cette fête est également fixëe au 34 novembre; mais, à San-Colombano (diocèse de Lodi), elle se célèbre le ai.