‹ Saint Denys l'AréopagiteChapitre 7 sur 160 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

signifient-elles qu'au temps de saint Irénée, il n'existait chez les Celtes ou Gaulois qu'une seule Eglise, celle de Lyon • et que, des rives du Rhône à celles du Rhin, la foi, laissant dans l'ombre toutes les contrées comprises dans cet intervalle , se fut établie chez les Germains , n'ayant fait qu'une seule conquête sur notre territoire, celle de Lyon sans plus ? Restreindre ainsi le sens de ce passage pour les besoins d'un système préconçu nous semblerait une dérogation au moins insolite aux règles de la saine critique, qui prend les textes selon leur valeur naturelle, sans rien retrancher ni ajouter à leur énergie ou à leur simplicité. « Les Celtes, dit César, sont » le peuple que nous appelons Gaulois. Le fleuve de la » Garonne les sépare des Aquitains, la Marne et la » Seine les séparent des Belges1. » Nous sommes donc fixés sur le sens vrai de l'expression employée par saint Irénée : « Les Eglises fondées chez les Celtes; » et il nous paraît impossible de prendre au sérieux l'interprétation étrange qu'on a voulu lui donner en l'appliquant aux Galates de l' Asie-Mineure , ou aux races d'origine gauloise fixées sur les côtes d'Illyrie ; de même qu'il nous semble impossible de resserrer cette dénomination générique dans les bornes étroites de la seule Eglise de Lyon. La simple inspection du texte répugne également à ces deux hypothèses.

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