I.r, MONUK NOIlt
lesquels couclienl, pele-inele, père, mërc et enfans ' » ; quelquefois pourtant « ils sont formés de planches posées sur (les traverses soutenues par de petites fourches, ces planches étant couvertes d'une natte laite de côtes de balisier ou de latanior, avec un billot de bois pour chevet » ; « ce n'est que lorsque les maîtres sont un peu raisonnables, qu'ils donnent quelque méchante couverture » '. Un ou deux bancs, un tonneau défoncé pour renfermer les patates, quelques calebasses et cuillers de bois complètent ce rudimentaire ameublements
Cette dernière partie du mobilier, — les ustensiles de ménage, — était d'ailleurs largement suffisante, eu égard à la nourriture vraiment dérisoire des habitants de ces cases. Le système le plus simple eût été de faire préparer dans chaque plantation la nourriture pour tous les esclaves,, ou du moins de distribuer quotidiennement sa ration à chacun. Au lieu de cela, on délivre aux noirs leurs provisions pour une semaine, leur laissant le soin de les préparer eux-mêmes. Delà, deux inconvénients : le premier, qu'étant la plupart du temps incapables de calculer ce qu'ils peuvent manger chaque jour pour atteindre la fin de la semaine, les nègres, lorsqu' arrivent les derniers jours, n'ont plus rien à se mettre sous la dent; le second, qu'occupés tout le temps, ils sont à peu près dans l'impossibilité de faire une cuisine quelconque, et réduits le plus généralement à absorber leurs aliments sans préparation.