Girod-Chantrans, Op. cit., p
3. Du Tertre, Histoire générale des Antilles, Paris, 1667-^671, t. II, p. 495.
4. Labat, Nouveau voyage aux Iles, 1742, t. IV, p. 476. — Moreau de
y a de plus primitif. Pour tout plancher, la terre battue. Il n'y a point de cheminées, et cependant presque toujours du feu, les nuits étant souvent fraîches à Saint- Domingue. « C'est donc au milieu de la case que sont rassemblés quelques tisons, sans conduit pour la fumée, et autour de l'âtre de cette case rembrunie que se réunit toute la famille. Un groupe de nègres de tout âge et des deux sexes, fuyant le soir les maringouins qui investissent leur retraite et qui se décèlent par leurs bourdonnements, sont là nus et accroupis, les uns conversant, les plus vieux parlant langage guinéen, ceux-ci fredonnant quelque air de calenda, tandis que les plus jeunes, se vautrant sur le ventre, entretiennent dans le feu des bouses de vache sèches. La mère de famille veut-elle distribuer les bananes ou patates boucanées pour le repas, on allume le bois-pin ou bois-chandelle dont la vive clarté absorbe bientôt celle du foyer toujours peu ardent. Souvent le père, en contemplant le cercle de ses enfants, se décide à piler le maïs, ou bien le petit mil pour la moussa, à tresser le jonc, ou à faire des paniers, quelquefois des chapeaux de paille, ou bien encore des filets, pour vendre tous ces ouvrages au marché de la ville voisine*. »
De ces intérieurs le mobilier est toujours, l'on s'en doute, extrêmement sommaire. Les lits manquent souvent, ou bien ne sont représentés que par des tas de pailles de maïs, ou par quelques peaux de bœufs « sur
Saint-Méry, Notes historiques... (Arch. du min. des Col., F^ 136, fol. a06). — Girod-Chantrans, Voyage d'un Suisse, p. Ii4.
1. DescourtUz, Voyage d'un naturaliste... à Saint-Domi7igue . Paris, 1809, 3 vol. in-S», t. III, p. 190-191.