‹ Saint-DomingueChapitre 49 sur 115 · Du Tertre, Op. cit., t. II, p. 151 et seq · texte numérisé non relu

Du Tertre, Op. cit., t. II, p. 151 et seq

LE MONDE NOin 173

la colonie do doniKn- le samedi aux esclaves. 11 faut distinc^uer là-dessus les maîtres qui le leur donnent pour leur procurer le moyen de se nourrir eux et leurs enfants, de ceux qui ne le leur donnent que par gratification ; à l'égard des premiers, l'intention du roi est qu'on fasse exécuter contre eux les ordonnances qui leur défendent d'en user ainsi; mais, à l'égard des autres, ils méritent qu'on les excepte de la règle et qu'on en tempère la rigueur en leur faveur ^ » Sur ce point, d'ailleurs, les intentions restaient assez difficiles à vérifier. Au fond, le système le plus pratique aurait encore été celui qui eût consisté à exiger des propriétaires des plantations de légumes et de fruits suffisants à nourrir leurs esclaves. C'est dans ce sens que, le 3 mai 1706, un règlement du Conseil de Léogane ordonne « qu'il sera planté 150 pieds de manioc par chaque tête de nègres depuis l'âge de douze ans jusqu'à 60, et 10 pieds de bananiers »; et que, de plus, « il sera fourni une fois l'an, ou dans deux récoltes, tous les ans, un baril de grains, soit pois, maïs ou mil, par tête desdits nègres, sans que cela puisse diminuer les autres vivres qui sont ordinairement en terre, soit patates ou ignames ^ » Mais ce règlement et d'autres semblables^

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