‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 118 sur 141 · ÉPISODE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

ÉPISODE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

Saint-flmiiion en 1793.

La révolution ruina Saint-Emilion en lui enlevant »on organisation municipale, son chapitre et sescouirents; et cependant Saint-Ëmflion ne resta en arrière li de l'enthousiasme, ni des excès que la révolution ît éclater sur les autres points de la France.

Le 24 octobre 1793, deux officiers municipaux innoncent à leurs collègues réunis que des députés conspirateurs ont séjourné dans la commune , et que eur fuite a été favorisée par des gens du pays. Us iemandent , en conséquence que la mimicipalité emploie tous les moyens dont elle peut disposer pour lavoir ce que sont devenus les fugitifs , et pour décounrir les coupables qui leur donnèrent asile; ils proposent qu'elle fasse comparaître à Tinstant même es personnes capables de fournir quelques renseignenents à cet égard ^

^ Registre de police et d'ordre de la muDÎcipidité de Saint-Émilion.

Plusieurs citoyens sont mandés, en effet; iun d'eux, déclare que : a Vers et avant la Saint-Michel dernièn ( 2 9 septembre) , avant les six heures du matin , il rencontra, à rentrée du chemin du Châtelet, quatre ou cinq étrangers ayant des chapeaux à haute forme bonnets blancs par-dessous, vêtus chacun d'une roupi brune, collet et revers rouges, ayant une canne - à sabre , et chacun sous leur bras un sac de nuit en toile qu ils prirent la route de la Clausure. Qu'un instai après il survint deux autres étrangers, venant d' même chemin du Châtelet, Tun de belle taille, l'autre plus petit, ayant chacun un habit couleur vei passé, des chapeaux à cornes et un bonnet blan dessous , qui suivirent les cinq autres ; que la méfiam qu'eut le déclarant que c'étaient des déserteurs, li fit faire ces observations, mais qu'il ignore où il fiirent^))

Quelques jours plus tard (le 3 novenibre), ui autre citoyen, mandé à la municipalité, déclare que a Le 29 septembre, jour de dimanche (le jour d^^ Saint-Michel) , à huit heures du soir, il rencontra à 1î croix de Frappe, sept hommes qu'il dit ne pas con-— naître , et que la peur lui ôta l'envie de savoir de qu'elle manière ils étaient habillés; mais tout ce dont il se rappelle, c'est que, parmi le nombre, il y en avait

' Registre de police et d'ordre de la municipalité de Saint-Éinilion. Procès-verbal du deuxième jour de la première décade du deuxième mois de Tan ii de la république française.

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