DEUXIEME PARTIE
grande affluence de monde dans Texercice d'une juridiction royale et criminelle sur neuf paroisses , soutenaient dans une honnête aisance les deux tiers de la ville.)) Ils jettent un œil d'envie sur Libourne, siège de l'administration du district, sur le port, le commerce , les casernes , le tribunal de cette ville ; et ils demandent qu au moins Saint-Émilion soit doté du collège déducation publique , qui , conformément au décret de l'assemblée nationale, doit être établi dans chaque district. Ils représentent que la ville possède des bâtiitients convenables pour ces sortes d'établissements; ils font valoir son heureuse position, la salubrité de l'air qu'on y respire , les mœurs pures et tranquilles de sa population; et, au nom de la patrie, qui veut l'égalité de ses enfants, ils conjurent de ne pas livrer entièrement leur ville à la destruction ^ . Hélas! ces vœux furent méconnus, et la ruine de Sain t-Emilion fut consommée.
^ Pétition du conseil général de la commune et des habitants de la ville de Saint-Emilion à rassemblée nationale (sans date). f