PREMIÈRE PARTIE
quatre angles correspondirent à quatre piliers de révise souterraine. Le carré qu'ils formèrent à leur base eut, sur chaque face, vingt-deux pieds et demi; le rez-de-chaussée , terminé par une voûte en pierre , monta jusqu'à trente pieds au-dessus du sol ; le premier étage, également terminé par une voûte, s'éleva jusqu'à cinquante pieds; il était éclairé par quatre croisées de proportions sévères. Les arcs sont tous à plein cintre; les ornements consistent en figures fantastiques.
Les chanoines de Saint-Emilion vécurent pendant deux siècles environ d'une manière tout à fait monastique, sous la conduite de leurs abbés ^
Dans le même lieu s'établirent, pendant la même période, deux autres couvents : un de frères prê-
^ Voici la suite de ces abbés, diaprés la Gaule chrétienne : Aimon I*', moine de l'Éter, fait abbé de Saint-Émilion vers Tan 1 1 lo. — Pierre I*', dit second abbé dans un titre de Tan 1 1 s i . — Aimon II , nommé dans one charte de ii45 rdative aux chanoines réguliers de Bordeaux. — Pierre II , abbé en 1 1 55 , et encore en 1161. — Guillaume Arnaud , qui jdaida contre Auger, abbé de Nanteuil, et gouverna le monastère jusqu'en 1176. — Clarius , qui se réconcilia avec Tabbé de Faise , Tan 1 1 86. — Gondebaud , qui régit le monastère au temps d'Élie, vicomte de Ca»tBlon. — Pierre III. — B. peut-être Bernard Aiz , nommé dans une ancienne charte, qui paraît être du commencement du xiii^ siècle. — R. successeur de Bernard, comme on Tapprend d'un charte ancienne. — Arnaud I*', témoin dans une charte de laSa, fut abbé
cheurs ou dooimicains , plus connus dans le pays soiis le nom àe jacobins , et un de frères mineurs ou francisçaÎD3 , plu3 connus à Saint-Emilion sous le nopi de cordeliers.
Les frères prêcheurs ou jacobins eurent , très-peu 4e temps aprè« la fondation de leur ordre , qui date de jiaQ 1 2 1 5 , uii couvent à Saint-Émilion ; car, dans liAe chçurte d/e l'an 1 287 \ il est question du prieur de lewr ^ofl^stère. Le couvent lui-même était situé en dehors des murs de ville, à cinquante pas environ 4e la porte du nord ou porte Bourgeoise. On voit encore là Içs foridçgpcieiits de l'élise de ces frères et un pan de mur iatéral de cette église, haut de plus de soixante pieds, large de près de quatre-vingts. Ce mur est percé de deux croisées , et décoré d'ornements dune délicatesse et d'un goût remarquables.
Les frères mineurs ou cordeliers avaient aussi leur couvent en dehors Ae la ville, à deux cents pas environ de ses murs, vers l'orient. Il y a peu de temps encore qu'on voyait les restes de ce cpijivent, ou 4u |[0,pûis.de ^on église; ^loais ils ont complètement disparu aujourd'hui.
de 1235 à 1235. — S. reçut, Vian i25d, un don de Raymond Guil. laume de Samoniac. -^R'aimond, dernier abbé, mentionné dans (a bulle de sécularisation du pape Clément Y.
^ Reproduite dans les Anciennes coutumes du Bordelais , S cgxxiy..