‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 31 sur 141 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

souterrain communiquant avec Fintérieur de la ville ^ ; en sorte que les défenseurs des tours, obligés de battre en retraite , avaient le moyen de rentrer inaperçus, n y avait même, en avant de ces deux tours, d'autres ouvrages dont la trace est aujourd'hui perdue.

La porte Bouquère était la plus faible, et c'est par là que la ville était ordinairement attaquée. Aussi voyons-nous qu'on avait placé , à quelques pas et en dehors de cette porte , ime guérite en pierre , ou poste d'observation, circonstance étrangère aux autres portes de Saint-Émilion. Cette guérite, aujourd'hui isolée, est élevée de dix-neuf pieds au-dessus du sol. Sa base intérieure a quatre pieds et demi dans tous les sens; la hauteur de ses parois, qui n'ont guère que trois pouces d'épaisseur, est de près de cinq pieds. Une porte du côté de la ville, une fenêtre du côté de la campagne, sont pratiquées dans ces parois.

Saint-Ëmilion passa long-temps pour ime ville trèsforte. Les ducs d'Aquitaine, et plus tard les rois de France , la regardèrent comme im point très-important à garder, et nous verrons avec quelle sollicitude ces ducs et ces rois veillaient à ce que ses murs et ses fortifications fussent toujours entretenus en bon état.

^ Une de ces espèces de puits a été ouverte il y a peu d^années.

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