‹ Saint-Émilion, son histoire et ses monuments. [With] AtlasChapitre 44 sur 141 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

quet coûtait de a5 à 3o livres, qu'on imposait sur les boufgeob ^.

Les nouveaux magistrats accordaient ordinairement quelque grâce, quelque faveur, lors de leur entrée en fonction. Ces deux faits résultent encore du procèsverbai d'élection de ià5g^.

n. Fonctions mankipales. — Lies officiers municipaux de toute commune peuvent être considérés : i"* comme gouverneurs et administrateurs des affaires et des biens de la commune; 2"" comme officiers de police; 3" comme juges criminels et civils.

On se fait difficilement Tidée aujourd'huide ce qu étaîéht au itv* siècle les gouverneurs électifs des petites r^ubliques municipales, et entre autres ceux de Saint-^milion. Rep^enter la communauté dans tous ses rapports avec le pouvoir souverain duc ou roi, tantôt pour résister au prince dans la limite des droits de la commune, tantôt pour obtenir de lui quelque grâce , quelque privilège , tantôt enfin pour le défendre contre ses ennemis; soutenir des luttes contre des communes rivales ou contre des seigneurs voisins, soit i main armée , soit devant des juges compétents ; diriger Tadministratioxi intérieure de la cité , l'assiette

^ Le |ireoè8-verbai ne parie pat préoisément de banqset, mais les irooàs-verlniix d'éledâess |^us récentes expliquent dans ce sens celui de 1459. Voir, du reste, ce «[ui est dit dans 4e dernier paragraphe de la m* saot i A ^ de cette seconde partie.

* Voir inèces justificatives, n"* 7.

des tailles, Tentretien et la réparation des murs, des chemins; la gestion des deniers mmiicipaux, etc. : tout cela composait leurs attributions administratives. Il faut dire toutefois que, dans toutes les occasions importantes , ces magistrats s'entouraient, non-seulement de leurs conseUlers légaux, mais encore de Tensemble des boui^eois de la commune , qui prenaient part alors aux délibérations ^ ; mais cela n'empêchait pas que les magistratures municipales ne fussent souvent de rudes charges à porter, et que les honneurs et le pouvoir qu'elles procuraient ne dissent chèrement achetés par les soins qu'elles exigeaient ^.

^ t Audit jorn, nos maior ajusterem lo çonselh en la meyson de 1 «vila, e foren presens am nos lo sotzmager, lo senhor de Lascorts,. aHélîas Cogud. . . (trente-deux noms dont plusieurs étrangers à la jutrade et au conseil) . . • . e aqui per los tots fo partit lo talh secum es «estât ordenat. ...» (Reg. municip., 23 octobre i458.)

« Audit jorn , nos maior ajusterem lo conselh en la capera de la Tri- « nitat, e foren presens am nos los sotzmager, etc. (vingt-sept noAis). . . « e aqui totz d*una voluntat , tant per loi^ que per los jurats, conselhadors « e comunitat de la villa , an feyt e constituit lors berays procuradors e «cendix, etc.» (Ibid, 9 octobre i458.)

« Audit jorn e an susdit, nos maior ajusterem lo conselh a la porta « Boquera , e asso per far adobar e reparar lo mur de la barbaquena de «la porta Boquera dentre los dos ponts, e forem presens am nos, etc. « (vingt et un noms), e plusors autres.» {Ibid. 16 août i458.) .

On voit aussi, par ces exemples, que le conseil se tenait, soit dans la maison commune, soit dans la chapelle de la Trinité , qudquefois même en plein air, et sur les lieux qui demandaient l'inspection du conseil. Il en était de même de la cour de justice : le registre de 1 458 montre qu elle se tint une fois cette année à la porte Bourgeoise (4 décèâibre i458).*

^ On donnait au maire le titre de monseigneur : mossenhor lo mager.

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