DEUXIÈME PARTIE. IM
Yerbatde cette él-eelioii était ^cffit et sîgiképaa* le eterc et seellé du sceau de la ville;, puis » séance, tenaa4e, il était envoyé à Boffdesaix , au sénéchaS de Guîemie: ovt à 90» lieulenant , sans qu'on put rien, laisser Ivan»pirer de la délibération , sous peine d etce réputé paiv jure. Le choix du sénéchal étaiA notifié au souA-madre et aux dowe juirats , qui faisaient lire la dépêche en assemblée par le clerc de la commune ; puis tous €W9Q^le aliaieût donner connaissance de la dé-
pêche au candidat choisi. Le nouveau maire prêr tait serment à la maison commune entre les; mains du sous-maire et des jurats , sur le missel et sur la croix, qu*ii serait' bon, fidèle et loyal au roi et aux boui^eois et habitants de la ville; qu'il fecait bonne justice au pstit comme au grand , et au grand comme au petit; qu'il travaillerait au bien et à l'avantage dé la chose publique; qu'il observerait et garderait les fors, coutumes et privilèges de la ville loyalement et de tout son pouvoir.
Ensuite, tous ensemble procédaient à l'élection d'un clerc ou secrétaire , d'un procureur et. d'un mapguillier, ou , comme disent les actes postérieurs , d'un grand ouvrier de l'église paroissiale [manobre), et recevaient de chacun des élus Iç serment qui convenait à son 'o0ice.
Les magistrats municipaux sortants ne pouvaient être promus à la même charge avant deux .ans révolus.
Nui ne pouvait refuser les offices qui lui étaient conférés, sous peine d'être à jamais écarté de toutes charges. Cependant celui qui avait été maire ou jurât ne pouvait plus être contraint de remplir des offices inférieurs à ceux-là.
Le maire recevait de la commune, à titre de traitement, une somme de lio francs en monnaie ayant cours à Bordeaux.
Le surplus des statuts a rapport à des mesures de police.
Il y a dans tout cela, comme on le voit, de graves atteintes portées aux idées démocratiques qui avaient dicté la première constitution communale; et, en cela, l'histoire de la commune de Saint-Émilion est à peu près l'histoire de toutes les communes de France; peut-être, pourrait-on dire, celle de toutes les institutions démocratiques : naître vigoureuses, s'énerver et périr,
S IV
Franchises et privilèges de Saint-Émilion. — État de ses fortifications.
Il faut ou que les peuples aient eu bien peu de foi dans les promesses que leur faisaient les rois, ou que les rois aient trouvé bien du profit à renouveler lés privilèges des villes , car nous voyons à chaque instant des chartes suivies de chartes tout à fait semblables. Par exemple, Charles VII, en i45i, avait