DEUXIÈME PARTIE
besoing est, pour la police et mesmement cbascun an en la vigile Saincte-Marie-Magdeleine , au mois de jufliet, etiedict jour que faut l'administration de leur jurade, eslire douze juratz pour l'administration de la chose publique pour Tan à venir, lesquels douze juratz ont droict d'eslire deux maires , lesquels ils présentent au sénéchal de Guienne ou son lieutenant pour en choisir un; en outre, de faire rendre compte au trésorier des deniers communs de ladicte ville non provenant de nos octrôys, pour le temps de leur administration; par-devant eux-mêmes appeler les habitants d*icelle ville à son de trompe et de cloche , et en la présence d'iceux examiner, arrester et clore les comptes de ladicte trésorerye, et se faict par coustume iedict examen et closture de comptes les portes ouvertes de la maison commune de ladicte ville, à ce que chascun s y puisse trouver qui voudra ; et se signifie l'heure de l'audition dudit compte à son de la cloche, et en ont tousiours ainsi jouy lesdicts suppliants jusqu'à présenta» Le roi déclare donc, le 2 2 juin 1539, T^^ ^^ ^^^* ^^ n'entend par l'ordonnance de Crémieu, «faite par paroles générales, desroger aux privilèges par ses prédécesseurs spécialement octroyés et par lui expressément confirmés , ne iceux aucunement enfreindre. » Il ordonne au parlement de Bordeaux d'examiner si les privilèges invoqués par la commune de Sainl-Émilion sont réels, et,
' Charte conservée à Saint-Ëmilion.
dans ce cas, de maintenir ses habitants dans! exercice plein et entier de ces privilèges.
Nouvelles modiâcations à la constitution municipale de Saint-Émilion
Le 2 5 octobre i556 le maire fit inviter, au prône de l'église paroissiale , les manants , habitants et che& de maison à se trouver le jour même, à une heure après midi, dans la maison commune; il fit convoquer par les sergents ordinaires de la ville «la plus grande et saine partie d'icelle, mesmes des prindpaulx, pariant à eulx et en leurs maisons, à domicile. » Enfin il fit sonner toutes les cloches, afin de réunir les citoyens, comme il se faisait pour conseil et jurade générale.
Le peuple s' étant donc rassemblé à Thôtel de viUe , le procureur de 1^ commune exposa «que cy-devant, en la ville de Libourne , proche de la présent ville Sainct-Emilion, avoyent accoustumé y avoir et eslire annuellement ung maire, soubz-maire et douze jurats», comme il se pratiquait encore à Sainct-Émilion ; « mais eulx , continue le procurem*, voyans que, estans en si grand nombre d'officiers, revenoit à grand confusion, et que leur république en estre paouvrement conduite et gouvernée, » ont demandé' et obtenu du roi « d'estre réglés à ung maire , et quatre