AUGMENTÉE
L'armée révolutionnaire de Javogues ne devait pas lui survivre. C'est le représentant Meaulle qui la licencia. Un arrêté des représentants à Lyon du 7 ventôse (25 février) fut pris sur sa proposition.
Vu la lettre du représentant du peuple MeauIlc, actuellement en tournée dans le département de la Loire, de laquelle il résulte qu'il existe dans ce département des gardes nationales requises, indiflTéremment composées de jeunes gens de 18 à 25 ans et d'hommes mariés qui demandent leur licenciement.
Le licenciement fut opéré le 13 (3 mars). Une lettre de Gaulne, président du Département, le raconte au District :
18 ventôse (8 mars).
En vertu d'un arrêté des représentants du peuple du 7 du courant, dont copie conforme est ci-incluse, toutes les gardes nationales requises tant à pied qu'à cheval qui éloient en activité dans ce département ont été licenciées, en notre présence, par le commissaire des guerres, Laforge le jeune, le i3de ce mois(1).
(1) District, 26 ventôse.
GIRARD (de L*AUDE) PARTI 551
Au registre du Département, à la date du 13 ventôse (3 mars), on trouve Tétat des fusils versés par la troupe désarmée. Bien que le nombre des fusils ne doive pas nécessairement indiquer relTectif, rétat donne cependant une indication et fait connaître le cadre de la troupe au moment de sa disparition.
Compagnie du citoyen Ferréol, de Commune-d'Ânnes 96 fusils
Compagnie du citoyen Montagne, de Saint-Chamond 66 —
Compagnie du citoyen Châtain, de Rive-de-Gier 82 —
Compagnie du citoyen Revolier, de Commune-d*Ârroes 83 —
Compagnie de Sury-la-chaux 10 —
Compagnie du citoyen Martin, de Montbrisé 83 —
Soit un total de 420 fusils.
Une lettre du Département du 9 germinal (29 mars), dit que ces fusils furent versés à Lyon.
Au moment où Tarmée de Javogues disparaissait, l'attention de Meaulle se porta naturellement sur la gendarmerie. Une loi du 29 avril 92 attribuait aux trois districts de la Loire 17 brigades. Meaulle crut devoir doubler les brigades de Saint-Etienne et de Feurs. Son arrêté fait connaître la répartition de la gendarmerie sur le territoire du département :
Saint-Etienne : cinq brigades.
Saint-EUenne (deux), — Bourg-Ârgental, — Saint-Chamond, — Rive-de-Gier.
Monihrison : huit brigades.
Feurs (deux). — Boën, — Noirétable, — Montbrison, — Saint-Donnet, — Saint- Rambcrl, — Saint-Galmier.
Roanne : six brigades.
Roanne, — Charlieu, — La Pacaudière, — Saint-Just-en-Chevalet, — Saint- Polgue^, — Saint-Symphorien-de-Lay.
GIRARD (de L'aUDE) PARTI — LA MANUFACTURE