‹ Saint-Etienne et son district pendant la RevolutionChapitre 178 sur 220 · UN « MUSCADIN » DE SAINT-ÉTIENNK CONDAMNÉ A PARIS · texte numérisé non relu

UN « MUSCADIN » DE SAINT-ÉTIENNK CONDAMNÉ A PARIS

Le compagnon de route de Pignon, Jourjon et Démolis, le « conspirateur » qu'annonçait Reverchon, Jean-Bapt.-Gabriel-Toussaint Calemart, ne devait pas trouver la même indulgence devant le Tribunal révolutionnaire de Paris. Il fut condamné à mort le 3 thermidor (21 juillet), « convaincu d'avoir fourni des fonds aux révoltés de Lyon et pris part à la révolte ».

Calemart est la dernière victime de la révolte dans le district stéphanois.

Il était né à Saint-Bonnet le-château et il était âgé de 29 ans. Très compromis dans la révolte, il n'avait été arrêté, cependant, que bien après, dans le canton de Saint-Didier-la-Séauve où il s'était réfugié. C'est le 25 floréal (14 mai) qu'il fut écroué à Saint-Etienne par les gendarmes de « Montfranc » (Saint-Didier).

(i) Voir le District, au 5 ventôse an III (23 fév. 85) : fourniture de paille pour les prisonniers.

672 bcnouVellement des administrations

Un arrêté du Comité de Sûreté générale de ia Convention en date du 2 messidor (20 juin) ordonnait le transfert à Paris et la traduction devant le Tribunal révolutionnaire de cinq personnes détenues ; la dernière nommée est un « Calmar marchand à Communed'Armes :» qui est, certainement, le condamné du 3 thermidor. Le Comité ignorait peut-être le transfert à Paris, du 30 floréal (19 mai).

Du 2 messidor.

Vu la déclaration jointe aux pièces produites aujourd'hui.

Le Comité de Sûreté générale arrête que le nommé Cauvet fermier du nommé Berger au lieu appelé Bourtechou près de Saint-Just (1), Polluât cx-noble, excuré de Saint-Just, Mathieu Laconibe ex-prétre et ex-aum6nier de rbôpital à Commune-d'Armes et Pierre Berger domestique de Palluat ci-dessus dénommé et Calmar marchand à Communes-d' Armes, tous arrêtés dans la commune de S^int-Just, seront conduits parla gendarmerie nationale, de brigade en brigade, dans les prisons de la Conciergerie, traduits au Tribunal révolutionnaire et que la déclaration susdite et pièces jointes seront remises à l'Accusateur public près ledit Tribunal à l'efTet de diriger toutes poursuites nécessaires;

Charge de l'exécution de toutes mesures provisoires le G. Danse, agent national du District de Monistrol.

Signé : Elie Lacoste, — Louis (du Bas-Rhin), — Vouland, ~ Jagot {%).

Les relations qui unissent les quatre premiers détenus à Calemart ne m'apparaissent pas : coupables peut-être de lui avoir donné asile. Ils ne furent pas traduits devant le Tribunal.

Le curé Palluat fut mis en liberté le !•»■ brumaire an III (22 octobre 94) et Taumônier Lacombe le 17 brumaire (7 novembre). Je ne connais pas la mise en liberté des deux autres.

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