RENOUVELLEMENT DES ADMINISTRATIONS
successeurs Ghana, Thivet, Potey, Meynier, Jacob et Brayet (!) étaient des patriotes ardents : Thivet un très pur Sans-culotte. Potey avait fait partie de l'administration du département où il .avait été appelé par Javogues en octobre 1793.
Les changements ont donc la signification d'une tendance à l'action révolutionnaire. Aussi, si les « épurés i> du District ne protestèrent pas, les « épurés » du Comité révolutionnaire de surveillance, se sentant menacés dans leur réputation politique, jugèrentils nécessaire, dès que l'arrêté fut connu, de se faire donner par Reverchon une attestation civique. . . :
Le Représentant du peuple soussigné déclare que les citoyens Boissieu, Sauvage, Chomel, Goutelle, Fontvieille, Rebos (Rebaud ?), Dritlon cadet, qui étoient membres du Comité révolutionnaire de Commune-d' Armes n'ont été épufés que parce que la Société populaire a formé le vœu ; mais qu'on n'a point de reproches à leur faire qui puissent compromettre Tintérét de leur patriotisme .
Fait à Commune-d^Ai*mes, ce 6 thermidor, Tan II de la République une et indivisible. Reverchon.
J*ai dit ailleurs (2) comment étaient rétribués les membres des Comités révolutionnaires de surveillance. Les mandatements en font connaître la composition pendant Tété de l'an IL
lo Le 6 thermidor (24 juillet), il est payé à chacun des membres du Comité 198 liv. pour 66 jours (à 3 liv.) : BoissieUy — Chomel^ — Delhormey — Després^ — Drilloriy — Fo7itvieill€y — Goussu^ — Goulelley — Guillermiriy — Rebos (Rebaud 9) — Sauvage.
2» Le 18 fructidor (5 septembre), il est payé 90 liv. pour 30 jours : Berthon, — Canoniery — Delhorme, — Després^ — Goussu^ ~ Guil-lermUiy — LacroiXy — Michaloty — Palle^ — Reverdy, — Revoliery Roux,
Un arrêté du District du 8 vendémiaire (29 sept.) donnait pour salle de réunion au Comité de surveillance le deuxième étage du logement de Carrier (la Thuilerie) dans les vieux bâtiments de la Manufacture d*armes sur la rue de Valbenoîle.
Une loi du' 17 fructidor (3 sept. 94) fit disparaître la foule des Comités révolutionnaires (un par canton), n'en laissant qu'un par district. Cette loi fixait en outre des conditions d'âge. Trois des membres du Comité, Delhorme, Reverdy et Lacroix, n'ayant pas
(1) Le sixième remplaçait Voytier.
(2) Voir plus haut, pages 32-33.
atteint la limite d'âge, le District demande aux représentants à Lyon, le 15 vendémiaire (6 oct.) si pour les remplacer il ne faut appeler des citoyens des autres cantons (1).
L'Administration départementale fut « épurée » par un arrêté de Reverchon, du 8 thermidor (26 juillet). Le changement ne fut pas important : il se borna à remplacer Vital Avanturier de Saint- Etienne par Trouillet. Mais déjà, un autre arrêté portant la même signature avait, le 22 floréal (11 mai), remplacé Cognet de Saint- Chamond par le citoyen Chartres de Moind. — Ghana, devenu président du District de Saint-Etienne, me semble n'avoir pas été remplacé.
De telle sorte que le Département demeura ainsi constitué :
Chartres président.
Bertuel, de Feurs.
Dumas, de Cervières.
Durand, de Gbandieu.
Gaulne, de Feurs.
Johannot, de Saint-Etienne.
ThioUière, de Feurs.
Trouillet, de Saint-Etienne.
Àugier secrétaire général
En fructidor, Bertuel avait la présidence.