‹ Saint-Etienne et son district pendant la RevolutionChapitre 182 sur 220 · THERMIDOR · texte numérisé non relu

THERMIDOR

Vital Poyet, prêtre ;

Bernard Bonhomme, prêtre ;

FRUCIIDOR

Jean Gaumond, prêtre.

Quinze acquittements :

15 FLORÉAL

25 MESSIDOR

1er THERMIDOR

iT

16 FRUCTIDOR

Claude-François Caillet ;

Jean-Bapt. Laltard, prêtre ;

Théofrède Journel, prêtre;

Claudine Denis, veuve Thomas Faure ;

Louis Ginet, prêtre ;

Claude Dupuy, prêtre ;

Alexandre Montagnon, prêtre;

François Marquet ;

André Beycote ;

Jean Ragey;

Jean Mollen, prêtre ;

Antoine Durié, prêtre ;

Gilles Durand, prêtre ;

Pâturai ;

Claude Grange, prêtre.

Faut-ii que j*exprime le pénible sentiment qui m'étreint en écrivant cette liste de victimes, la plupart ignorées? A qui faut-il faire remonter rhorrible responsabilité de pareilles immolations? Au législateur ou au juge? Au législateur qui, pour atterrer les plus audacieux, forgea la loi d'épouvante? Au juge qui l'appliqua sans miséricorde ?

Si la question, est troublante, il est, par contre, extrêmement clair que ces condamnations sont de tout point injustifiables. Môme celle de ce pauvre gendarme qui, de sang-froid, huit mois après la prise de Lyon, est puni de mort pour avoir servi la révolte « en exécutant — dit la sentence — les ordres qui lui ont été donnés b I Que dire des autres? Sept prêtres et un religieux mis à mort parce qu'ils n'ont pas consenti à humilier leur foi I Et c'est la Révolution triomphante qui punit du dernier supplice cette fierté de la conscience, cette fidélité à la cause vaincue !

Mais quelles paroles d'indignation faudrait-il trouver pour flétrir ces sentences qui punissent de mort la pilié^ la main tendue à celui que poursuit la haine* inexorable, l'hospitalité donnée au proscrit marqué pour la mort ? Âh ! cet Antoine Pupier et ses deux sœurs, Marguerite et Reine, cette Jeanne Faure, quels grands et nobles cœurs I Que cet homme et ces trois femmes aient subi l'horrible supplice pour avoir tenté de se mettre entre d'autres victimes et le bourreau, qui n'en serait ému jusqu'à la douleur? Entre quelles palmes magnifiques ne devrait-on pas inscrire leurs noms pour garder leur souvenir !

De telles sentences seraient la honte des juges s'ils étaient absolument responsables et si eux-mêmes n'avaient pas droit à la pitié. Une aveugle force entraîne la Révolution, à cette heure, dans on ne sait quel vertige de colère féroce. C'est l'heure de la loi de prairial...

Comment ces condamnations furent exécutées?

On a vu le dispositif du jugement du curé Gaumond : . . .« à être livré, dans le jour, entre les mains de l'exécuteur pour être mis à mort »... Le jugement des Pupier : « livrés à l'exécuteur des jugements criminels, dans le jour, pour être mis à mort i...

La prison de Sainte-Marie fût-elle à ce point emplie tout d'abord qu'on dût continuer à se servir de la prison délaissée rue 'de la Ville? Je ne sais ; mais jusque fin de fructidor les détenus de droit commun et, parmi eux, quelques détenus de la politique y furent encore incarcérés.

Soixante-quatre noms sont inscrits au Livre d'écrou du 14 messidor (2 juillet) au 29 fructidor (ISsepL): trente-deux sont des noms de déserteurs, dix-huit ceux de condamnés dedroit commun (1)

(l)Paston, Lapoivre, Gigaudon, Marie Poncet, Gralian dit Grivel, Laporte Pierre de Saint-Bonnet, Lapoivre et Gigaudon écroués à nouveau, Blanc» Arnaud, Matret, Micol, Gidon dit Pesselon, Roumier, Dumas,- Grossier, Point et Journon.

Matfet et Micol de Doizicu, sont écroués pour c vol de bois de la Nation *.

t)ERNlERS ÉCROUS DE LA I>RlSON DE LA RUE DE LA VILLE 687

et quatorze relèvent plus ou moins de la politique. Voici ces derniers :

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