SECONDE ARRESTATION DE PIGNON
A son retour de Paris, Pignon fut, comme on le pense, acclamé ft Saint-Etienne par ses amis politiques. Très éprouvé par une détention de quatre mois et demi (1), il revenait, glorieux de sa persécution, savourant les joies de la liberté et songeant à reprendre l'action politique.
Une telle attitude n'était pas sans vexer considérablement Reverchon qui, sans plus de formalités, se décida à l'arrêter de nouveau. Sous quel prétexte? le plus vague qui soit. Mais, depuis l'acquittement de Pignon, n'était-il pas survenu le gros événement du 9 thermidor et ne pouvait-on pas présenter Pignon comme un complice du tyran?
Reverchon n'y manqua pas. Ah I l'injustice des hommes de parti I A voir les lettres de Reverchon à Couthon, en germinal, on a cette conviction que, pour venir à bout du groupe des hébertistes lyonnais, Reverchon cherchait appui auprès de Couthon, c'est-àdire de Robespierre ; voilà maintenant que, pour faire condamner Pignon, qui se conduisit comme un véritable hébertiste, il l'associe au parti de Robespierre, il le met à sa place dans le parti des vaincus qu'il s'est empressé, lui, de renier !
27 thermidor (14 août).
Les représentants du peuple...
Informés que le nommé Pignon a secoué les torches de la discorde à Commune-d'Armes ; que son arrivée a paralysé refTet des instructions du représentant du peuple ;
Que ledit Pignon a affecté la dictature en acceptant les honneurs du triomphe qui lui ont été décernés par quelques hommes égarés ; que, profitant de son influence, il a suscité des dénonciations vagues contre l'Agent du Comité de Salut public qui élève des établissements utiles à la fabrication des armes dans cette commune ;
Considérant qu'un homme accusé de concussion , acquitté par un Tribunal peuplé de conspirateurs, et qui a joui des faveurs de Robespierre, doit être au rang de ses complices,
(1) Compris dans le rôle des « patriotes persécutés par les brigands lyonnais », Pignon avait abandonné sa part. Mais, le 11 prairial (30 mai), invoquant sa détresse de prisonnier, il réclama et il lui fut accordé un secours de 6(K) liv.
154 SBdONDÈ ARRESTATION DE PIGNOK
Arrête que le nommé Pignon sera mis sur le champ en état d'arrestation et traduit dans les maisons de justice de Gommune-AlTranchie à la diligence de r Agent national du district de Commune-d'Armes...
L'arrêté fut expédié à TAgent nalional du District par une lettre fort brève qui date du même jour.
Une telle mesure ne pouvait manquer de susciter des protestations et presque des colères. Elles se manifestèrent à la Commune avec quelque violence. Je vais résumer les procès-verbaux.
2 fructidor. — Présidence de Vital Avanturier, officier municipal.
— Un notable, Bonnet, demande la lecture de l'arrêté qui frappe Pignon. — Fauriel, agent national, fait cette lecture. — Bonnet proteste et proclame le patriotisme de Pignon, dit qu'il est victime de manœuvres et demande au Conseil un arrêté qui repousserait les accusations dirigées contre lui. — Un officier municipal, Verney- Vial, répond que la seconde arrestation de Pignon a été motivée par des faits nouveaux sur lesquels la Société populaire n'a pas encore donné d'avis ; il est nécessaire d'attendre. — Bonnet insiste.
— Fauriel défend l'opinion de Verney. — On vote et le Conseil, donnant raison à Bonnet, décide qu*ii sera envoyé une adresse en faveur de Pignon. — A la proclamation du résultat du scrutin. Bonnet s'écrie c< quHl y a dans rassemblée plus de républicains que d'autres ! » — Sur ce, exclamations. — La minorité se lève, menace de se retirer, de démissionner, et ne reste que sur les instances du président. — Fauriel persiste et s'en va. — Piaud prend le siège de l'Agent nalional, dit qu'il est <i scandalisé l^ de la délibération, qu'il proteste et qu'il entend que sa protestation soit inscrite au procès-verbal.
3 fructidor, — Fauriel est présent. — Rien qui se rapporte à l'incident de la veille.
6 fructidor. — Présidence du maire Just Fromage. — Fauriel est présent. — Deux membres de la Société populaire veulent parler en faveur de Pignon ; — on leur refuse la parole. — L'un des deux sociétaires, nommé Mourgues, proteste et qualifie Pignon t le plus chaud des républicains, le premier de la République ». — Tapage.
— Le maire dit qu'il n'y a pas de « premier ». — Les motions se succèdent ; puis, les menaces. — Thivet dit que le Conseil doit donner acte de son refus c et puis^ nous verrons .' » — Rappel à l'ordre. — Bruit. — Vital Avanturier demande rectification du procès-verbal de la séance du 2 : on a omis son discours, ses instances pour retenir les démissionnaires, ses excuses pour Bonnet ouvrier sans instruction qui a ne sent pas la force des mots ». — Vernev-Vial veut aussi rectifier. — Plusieurs membres
âEGO^DE ARRESTATION DE PIGJ^OK 75S
se plaignent qu'on n'ait rien reproduit du discours si énergique de Fauriel, « soit pour rappeler l'opinant au respect dû au Conseil, « soit pour y ramener la liberté des opinions qui y étoit attaquée, « soit enfin pour motiver la détermination qu'il alloit prendre de « quitter son poste ».
8 fructidor. — Bonnet avoue qu'il a dit : « il y a plus de républicains que d'autres », mais nie avoir dit « dans rassemblée ».' — On rectifie beaucoup et on insère le discours d'Avanturier. — On insère aussi le discours de Fauriel dans la forme suivante :
Citoyens, vous demandez la parole au nom du Conseil général et moi je la prends au nom de la République comme agent du gouvernement auprès de vous. Je crois qu'il est de mon devoir de vous avertir que votre séance est profanée, que je suis scandalisé de llmpudence avec laquelle le citoyen Bonnet vient de lutter pendant une heure entière contre la majesté du Conseil général ; je suis scandalisé de ce que ce membre ose vous prescrire ici votre devoir et vous dicter ses opinions comme des lois, de ce que ce même membre vient tracer une ligne de démarcation entre les membres du Conseil général en vous disant qu'il savoit bien qu'il y avoit plus de républicains que d'autres.
Puis, sans interrompre la phrase, le procès-verbal dit ce qu'après « plusieurs traits de cette force », Fauriel a < requis la levée de la « séance et a dit qu'il alloit se retirer, ce qu'il a fait ».
Beaucoup de bruit pour bien peu.
Les patriotes ne laissèrent pas Pignon dans l'embarras. On écrivit à Javogues et celui-ci ne manqua pas d'agir : il obtint du Comité de Sûreté générale la mise en liberté de son ami qui avait été, déjà, transféré dans les prisons de Lyon :
17 fructidor (3 septembre).
Le Comité, sur la réclamation faite par les représentants du peuple Javogues et Cusset, arrête que le citoyen Pignon, accusateur public près le Tribunal criminel du département de la Loire, actuellement détenu dans les prisons de Roanne à Commune-Alîranchie, sera mis en liberté, les scellés apposés chez lui seront levés.
Les représentants du peuple, membres du Comité de Sûreté général, Louis (du Bas-Rhin), Clauzel, Collohbet (de la Meurthe), Bourdon (de rOise), Legendre, Meaulle, Bernard, Mathieu, Barbeau du Barran.
Pignon revint-il à Saint-Etienne? Les papiers publics ne parlent de lui que pour mentionner de nouvelles poursuites, auxquelles il échappa, dès le commencement de la Terreur blanche.
Sa seconde arrestation montre, on l'a vu, la Commune divisée en deux camps : les sans-culottes irréductibles et les républicains de Tapaisement que la réaction soutenait en attendant qu'elle les poursuivit comme les autres.
756 LES Mises ëN liberté en TttERMtùôti ttr f^RuCrtoôft
Dans laf Loire, ce n*est pas à la suite du 9 thermidor que les prisons s'ouvrirent. Si on tient compte de ce fait que reflbndrement de Robespierre ne fut connu à Saint-Etienne que le 13, on verra par la liste des arrêtés de libération que l'événement si important n'y eut pas de conséquence immédiate sur les mises en liberté.
D'ailleurs, bien avant, le 18 messidor(6juiliet)Reverchon signait à Feurs un arrêté libérant 28 détenus de Roanne.
Voici les arrêtés de libération et de mainlevée de séquestre que j'ai trouvés pour le district de Saint-Etienne :
4 thermidor (22 juillet). — Arrêté de Reverchon,
Jalabert Ennemond, maire. Saint-Paul -en-Jarez.
SaA'oye Jean-Claude, procureur de la Commune, député à la Commission
populaire. Saint-Paul-en-Jarez.
Chatagnon Jean, laboureur.
Deville Jean-Claude, laboureur.
Dubouchet Gabriel, voiturier.
Laroue Jacques, drapier.
Marat Antoine, épicier.
Tous membres de la municipalité de Saint-Paul-en-Jarez.
11 thermidor (29 juillet). — Arrêté de Reverchon signé à Saint- Chamond,
Vu les pétitions de beaucoup de particuliers tant de cette commune que de celles environnantes, après avoir consulté la Commission populaire de Commune-d*Ârmes, toutes les autorités constituées et tous les bons républicains, tant de cette commune que des environs sur toutes les réclamations à nous faites ;
Considérant qu'autant il importe de frapper les ennemis nés de la Révolution, pour arrêter le cours de leurs complots, autant il est urgent de reconquérir à la Liberté des hommes que des scélérats perfides avoient entraînés dans l'erreur (4) ;
Considérant que rendre à la liberté des citoyens qui ne pouvoient être ses ennemis par leur qualité ou fortune, c^est régénérer l'esprit public en démontrant au peuple qu'il n'y a d'indulgence que pour les sans -culottes,
(i) Ce considérant se lit dans plusieurs arrêtés.
Arrêtent (1) que les citoyens Bertholon, — Cusset oncle, — Antoine Gerin, — Pierre Cizeron, — ^ucoing aîné, — Claude Berthon armurier (2), — Jean- Baptiste Oranger clincailler (3), — Jean-Pierre Sauzéa et Pleney, tous de Commune-d'Armes ;
Plus, Catherine Layé de Saint-Héand, — Jeanne-Marie Chomienne de Saint- Julien-Moliiv-Molette, — Charles Grubis de Montpailloux (4), — Pierre Maisonnette de Chrislô-la-Montagne, — Jean-Baptiste Perreton de Veranne, — Jean- Baptiste Robert menuisier, — Claude Lacou drapier et Pierre Petit chapelier, de Bourg-Argental, — François Merle laboureur et Catherine Pathon sa femme, de Bœuf, — Philippine du Favray, veuve d*Aboin, de Firminy, — Paul RigoUot, de la Fouillouse, officier de santé, — Fleury Chol cultivateur, de Châteauneuf, — Antoine Clapit et Nicolas Camyer de Maie val et la citoyenne Clémence ci-devant domestique du curé de Pavezin et Camyer aîné, de Commune-d'Armes ;
Lesquels seront mis en liberté, rappelés dans leurs foyers et les scellés apposés sur leurs propriétés tant mobilières qu'immobilières seront levés à la charge par chacun de payer tous frais légitimement dus, le tout à la diligence de TAgent national du District chargé de l'exécution du présent arrêté promptement
Soit 26 mises en liberté. L'un de ces libérés Jean-Pierre Sauzéa était libre depuis le 3 ventôse (21 février) ; d'autres n'avaient sûrement pas été écroués : Cusset, Gerin, Ducoing, Pleney, etc. (5) Mais l'arrêté n'ordonnait pas seulement la sortie de prison, c'était aussi sous le nom de mise en liberté, la liberté de rentrer sûrement chez soi, l'annulation du mandat d'arrêt; il ordonnait encore la mainlevée du séquestre, la levée des scellés, la restitution des biens.
Aucune charge bien grave ne pesait sur ces libérés. Maisonnette avait été de la Commission populaire de Lyon ; mais si peu I Sauzéa et Pleney en avaient été aussi ; mais ils s*étaient si bien employés en faveur de Noël Pointe I Camyer aîné et son ami Claude Berthon- Bourlier avaient fait partie des bureaux des Sections, mais ils étaient écroués depuis le 31 octobre !
Je reprends la liste :
11 thermidor (29 juillet). — Arrêté de Reverchon.
Bastie, juge de paix. Saint-Genés-Malifau. ^ Mise en liberté.
(1) Le pluriel vise la formule initiale : Les représentants ^ etc. Mais Reverchon est bien seul signataire.
(2) Claude Berthon-Bourlier.
(3) Transféré dans la prison de Sainte-Marie.
(4) Saint-Héand. Les deux formes sont données dans le même arrêté.
(5) Je les vois signalés « absents » dans les notes de Pignon du 11 pluviôse (90 janvier) et il n*y a aucune apparence qu'ils aient été jarrétés depuis.
ib thermidor (2 août). — Ai^rèté de Rcverchon, • Grangier Etienne. Saint-Chamond. — Mise en liberté.
26 thermidor (13 août). — Arrêté de Reverchon.
Paradis fils. Saint-Etienne. — Annulation d'un mandat d*arrét.
30 thermidor (17 août). — Arrêté de Reverchon, Vielle. Saint-Chamond. — Mise en liberté.
3 fructidor (20 août). — Arrêté du Comîlé de Sûreté générale.
Femme Isnard-Dareste, de Chavanay. -- Mise en liberté à Paris (dét»?nue à TEvêché). — Mainlevée du séquestre.
4 fructidor (21 août}. — Arrêté de Charlieret Pocholle,
Condamin Françoise. Saint-Chamond. — Mise en liberté. Chataignon Claudine « fille de confiance i» de la précédente. — Mise en liberté.
5 fructidor (22 août). — Arrê'és de Reverchon,
Dervieux François « directeur des coches du Rhône ». Chavanay. —
Mainlevée du séquestre.
Malassagny (?). — Mainlevée du séquestre.
8 fructidor (25 août). — Arrêtés de Reverchon.
Clémençon fils de Saint-Etienne ; notable de Praire-Royet. — Mise en
liberté.
Peyron Jean, avoué. Saint-Etienne. — Mise en liberté.
11 fructidor (28 août). — Arrêté de Reverchon.
Boissieu J.-J., de Saint-Chamond. — Mainlevée du séquestre.
11 fructidor (28 août). — Arrêté du District.
Aubert Joseph, de Bourg-Argental. — Mainlevée du séquestre.
12 fructidor (29 août). — Arrêtés de Reverchon.
Lentilhon notaire. Pélussin. — Mise eh liberté. — Mainlevée du séquestre. Colenson chirurgien. Saint-Pien*e-de-beuf. Mise en liberté. —Mainlevée du.séquestre^
Paret Jacques o laboureur »• Sainl-Pierre-de-beuf. — Mise en liberté. —
Mainlevée du séquestre.
Burlat Jean-Bapliste. Saint-Genis-terre-noire. — Mainlevée du séquestre.
14 fruclldor (31 août). — Arrêtés de Reverclwn et Charlier.
Bethenod Claude aîné, de Saint-Chamond. — Mainlevée du séquestre. Martin, Ferrague et citoyenne TroUet, associés pour la chapellerie à Ri vede-Gier. — Mainlevée du séquestre.
14 fructidor (31 août). — Arrêté de Reverchon et de Laporte, Barthelats Jean-Claude, extracteur. Rive-de-Gier. — Mise en liberté.
16 fructidor (2 sept.). — Arrêté de Charlier et Pocholle. Harenc Jacques, de la Condamine. ~- Mainlevée du séquestre.
17 fructidor (3 sept.)- — Arrêté de Reverchon, de Laporte, Charlier et Pocholle,
Chaland moulinier en soie. Saint-Chamond. — Mise en liberté. Roux Jean -Michel. Saint-Chamond. — Mise en liberté . Philibert Etienne-François. Fontanès. — Mise en liberté. Ravel Claude. Saint- Héand. — Mandat d'arrêt annulé.
17 fructidor (3 sept.). — Arrêté de Reverchouyde Laporte, Pocholle et Charlier.
Statuant sur les pétitions des citoyens Barthélémy Desjoyaux tailleur de pierre, — Descos aîné coutelier, — Raverot huissier, — Antoine et Romain Peurière armuriers, — Bayon père marchand, — Yialleton père, — André Mey ci-devant notaire, — Benoit Picon ci-devant juge de paix, -— Pierre Granger- Petit marchand, — Syméon marchand de rubans, — Jean-Baptiste Jovin, — Lardon notaire, — Laulhanier ex-juge de paix, — Dubouchet, — Colard, — Dagier, ex-procureur syndic, — Belon fils aine, — Simon ThioUière, — Bizalion père -^ Chauve faiseur de râpes, — Blanchard, — Noël Marcoux, — Sauveur Giraud, — Girard, — Peyret-Dubois, — Dasquemy et Dervieux tendant à obtenir soit leur liberté, soit leur mainlevée du séquestre mis sur leur propriété;
Considérant qu'une détention aussi longue a bien expié les erreurs passagères dans lesquelles ils étoient tombés pendant le fédéralisme et que la juslice nationale sera toujours prête à appesantir sa main vengeresse sur eux si Texemple louchant de la clémence du peuple ne les rappeloit pas de bonne foi à rameur de la Patrie et aux principes républicains.
Arrêtent que les citoyens sus-nommés seront mis en liberté et que le séquestre apposé sur leurs propriétés mobilières et immobilières sera levé à la diligence de TÂgent national de la Commune chargé de Texécution du présent arrêté.
Néanmoins tous les citoyens élargis par le présent arrêté, ainsi que ceux qui Tont été par des arrêtés antérieurs seront sous la sun'cillance immédiate des autorités constituées et payeront tous le» frais légitimement dus.
Dans cet arrêté, il est bien expliqué que les pétitionnaires demandent les uns la liberté, les autres la mainlevée du séquestre. En effet dans les 28 noms, je ne vois pas beaucoup de détenus : deux seulement: Girard de la Valla et Dasquemy. En pluviôse. Pignon en recherchait la plus grande part : les municipaux Syméon, Jovin, Oranger, Viallelon, Peurière, et bien d'autres Bayon, Mey, Picon, etc. etc. La libération de Raverot datait de pluviôse. Â part les cinq municipaux et les deux juges de paix Picon et Laulhanier, tous n'avaient été poursuivis que pour leur action politique dans les Sections.
J'ajoute à la liste :
4« Sans-culoltides (20 sept.). — Arrêté de Charlier et PochoUe. David André, de la Fouillouse. — Mainlevée du séquestre.
Sur des poursuites d'ordre administratif, le Département et le District passaient aussi l'éponge.
Le Département songeait à l'ancien collègue François Biachon d'izieu toujours détenu et le libérait lel^^^ fructidor (18 août).
Le District mettait en liberté les municipaux de Tarantaise coupables de s'être refusés à l'arrestation d'un prêtre réfractaire : Sébastien Jourjon ou Georjon(i2fructidor-29 août), Pierre Coignet (!«' complém.-17 sept.). Il annulait, en outre, le mandat d'arrôt contre Antoine Noir l'agent national.
 une série de mesures on sent que les colères sont tombées. Les représentants à Lyon songent aux familles des victimes et, par arrêté, autorisent les administrations n à laisser aux femmes et aux enfants des suppliciés les meubles, nippes, linges, hardes et effets qui leurseroient nécessaires » (31 août) (i).
(1) Le District vise cet arrêté le 14 fructidor.