LA GUILLOTINE DE FEURS
C'est ici qu'il convient d'intercaler les notes de l'histoire macabre de la guillotine.
Le jour même de l'installation de la Commission de Justice populaire à Feurs, le 17 brumaire (7 nov.), les administrateurs du département prenaient la décision suivante :
Le Conseil, commet le citoyen Vial, administrateur du Conseil pour se transporter à Ville-affranchie, faire faire une guillotine pour demeurer en permanence auprès de la Commission révolutionnaire qui siège dans cette commune, s'adresser aux citoyens représentants du peuple en commission à VilleafTranchie pour solliciter auprès d'eux toutes les réquisitions nécessaires à ces fins.
L'administrateur Vial mit une grande célérité à accomplir sa mission. Par la lettre suivante, il renseignait aussitôt ses collègues :
De Ville-aiïranchie, 20 brumaire (10 nov.). Citoyens collègues, Aussitôt mon arrivée en ce pays, je me suis empressé de remplir la mission dont je suis chargé : j'ai commandé d'une part l'outil national, autrement la sainte guillotine ; d'un autre côté, j'ai fait faire la charpente. Tous ces objets seront prêts demain soir et partiront de suite pour Feurs. Le charpentier qui a travaillé à cet ouvrage accompagnera le tout et vous présentera son compte (1).
« en plusieurs lignes sur lesquels un nombre déterminé de canons à mitraille « sera tiré ; et à quelque dislance seront placés des pelotons pour surveiller « ceux qui sur\'ivront à la décharge des canons. Les corps ainsi canonnés ou a fusillés seront aussitôt amassés et conduits dans une fosse qui sera préparée « à cet effet, avec une quantité suffisante de chaux pour les consumer ».
(1) Archives de la Loire. L. 79.