‹ Saint-Etienne et son district pendant la RevolutionChapitre 61 sur 220 · LE TRAVAIL — LE CHARBON ET LA QUINCAILLE · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL — LE CHARBON ET LA QUINCAILLE

Nul doute qu'une exploitation plus intensive des couches supérieures du bassin houiller n'eût rendu très grand service à la France qni réclamait du combustible et au pays stéphanois qui manquait de travail. Le compromis, qui est la loi de 1791, autant que les circonstances politiques la rendait impossible.

Isolés, livrés à leurs propres ressources, sans capitaux, que d'ailleurs ils eussent hésité à montrer en ce moment, les propriétaires exploitants continuaient leurs petites entreprises, sans initiative et sans développement. Les puits fonctionnant d'une façon continue, que pouvait-on leur demander de plus? La Révolution les avait débarrassés du contrôle de l'ingénieur de l'Etat et de ses conseils importuns (1). Plus d'un, d'ailleurs, songeait à sa sécurité personnelle beaucoup plus qu'aux extensions possibles de son extraction.

En cette fin d'année 93, il ne reste plus trace des concessions ; en septembre, Javogues recommande d*en anéantir jusqu'au souvenir; il écrit à la commune de Rive-de-Gier :

(1) On devait y revenir. Le 15 vendémiaire de l'an III (6 ocl. 9i), la Convention donnait mission à Jean-Claude Lemoyne de surveiller l'exploitation des mines.

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