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LE DROIT AU TRAVAIL ET AU SALAIRE

Saiot-Julien et Riotord tout le canton de Montfaùcon d'alors s'assembler extraordinairement le 21 brumaire (11 novembre) et signer une supplique pour dire que ce chômage fait mourir les gens de faim. Elles s'adressent naïvement ^ au Comité de Salut public et de surveillance à Ârmesville » pour qu'il engage « les citoyens fabricants de rubans à renouveler les fournitures de soie qu'ils avoient coutume de faire avant la révolte de Lyon pour la fabrication des rubans i> et elles visent particulièrement le citoyen Camyer dont elles sollicitent le prompt jugement (1), pour dire l'acquittement.

Et on entrait dans l'hiver qui fut froid. Les pauvres gens avaient peine à faire leur soupe trois fois le jour. La livre et demie de pain de la ration y passait presque entière, on y ajoutait des pommes de terre : mais le lard, mais la graisse — les pauvres n'ambitionnaient pas le beurre — mais la viande comment se les procurer? On les mangeait très maigres ces pauvres bichons de soupe. Et, encore, ne disait-on pas que le pain allait manquer?

Cette misère de la France elle est publiquemeut accusée par Teffroyable avilissement du papier monnaie, de l'assignat. En septembre, il ne vaut ^lus que 30 p. 100 de sa valeur nominale : 100 liv. en assignats pour 30 liv. en numéraires ; en octobre il reste à ce prix. L'énergie du gouvernement et les succès le font remonter à 51, à la fin de Tannée.

Quelles transactions supposer avec un pareil change et quels embarras dans la vie de chaque jour !

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