PERSECUTIONS CONTRE LÇS CATHOLIQUES
Je dois commencer ce paragraphe en rappelant que le 21 frimaire (H déc.) la Convention nationale avait affirmé son respect de la liberté des cultes, interdit toutes menaces ou violences atteignant cette liberté et bornant le pouvoir de Tautorité en cette matière aux mesures de police et de sûreté publique.
Or, au moment où les extravagantes démonstrations du nouveau culte sans-culotte affligeaient les populations catholiques, elles avaient pour contre-partie douloureuse la persécution violente contre les gens restés fidèles à leur culte.
Cette persécution, on la voit partout se manifester avec impudence. Exemple : au registre de la Commune de Saint-Jean de bonnes fonts, le 21 nivôse (10 janvier) on inscrit les pouvoirs de quatre commissaires (i) nommés par le Comité de surveillance de Saint-Chamond pour assurer le départ des conscrits et pour accomplir une autre mission ainsi résumée :
Surveiller si les églises sont dévastées de tous les monuments de la superstition et de l'ignorance pour rouvrir les temples et y célébrer, chaque décade les fêtes de la Raison.
Partout où l'occasion se présente, on ne manque pas de disperser les assemblées religieuses et d'épouvanter les croyants. J.-L. Barge raconte un de ces attentats commis deux jours avant la grande fête du 10 nivôse.
(1) Prénat, — Dervieux, — Siberl cadet, — Berne.