‹ Saint Etienne et son sanctuaire à JérusalemChapitre 10 sur 61 · PREFACE DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DE L'AUTEUR

Le livre que nous offrons aujourd'hui au lecteur a pour but de répondre aux questions que nous adressent les pèlerins de Terre Sainte, chaque année plus nombreux, et tous ceux qui aiment, avec le Souverain Pontife Léon XIII, à tourner leurs regards vers l'Orient. Que faites-vous à Jérusalem ? En quel lieu êtes-vous établis ? Quelles sont ces ruines que vous avez tirées du sol? Quel est le souvenir qu'elles rappellent ?

En répondant à ces différentes interrogations dans un même ouvrage, nous nous exposons à manquer d'unité, ou du moins à n'avoir que l'unité de lieu, puisque tout se passe sur le même sol. Mais, on l'aura bientôt reconnu, cette unité de lieu n'est que le signe extérieur d'une unité plus intime.

La grande figure d'Etienne domine tout ici. Sa personne d'abord, sa gloire ensuite, sont l'unique objet de ces pages.

Il fallait d'abord rappeler les circonstances du martyre, et comme notre temps l'exige, nous devions nous

XIV PRÉFACE DE l'aLTELR

efforcer de placer ce drame dans son milieu historique. C'est l'objet de la première partie.

Après la passion, la glorification. Nous assistons à l'invention des reliques. Solennellement reconnues par l'Eglise, elles sont transportées au lieu de la lapidation dans une basilique que construit l'impératrice Eudocie. Nous ne pouvions passer sous silence la vie de cette princesse : en plaçant son tombeau près de celui d'Etienne, elle a lié pour jamais sa mémoire à celle du premier martyr. Puis nous suivons les destinées du sanctuaire jusqu'au jour où les souvenirs s'effacent et où le silence se fait.

Cet oubli ne devait pas être éternel. Un pèlerin du moyen âge s'était écrié en pleurant sur la désolation du sanctuaire : « La basilique est détruite, qui donc la restaurera?» C'est encore le secret de Dieu, mais du moins un homme s'est rencontré pour en retrouver les ruines, et pour les rendre à l'Eglise.

Il est mort à la peine.

C'était notre devoir, après avoir raconté tout ce qu'il a fait pour son cher sanctuaire, d'exposer le résultat des fouilles qu'il avait commencées, de relever, avec tout le soin possible, l'état des lieux pour laisser une image exacte de ce qu'ils sont avant la restauration, de fournir des preuves évidentes de l'authenticité du sanctuaire ^

1. Les plans ont été dressés par M, Sandel, architecte à Jérusalem ; le projet de restauration est dû à M. Boutaud, architecte à Poitiers.

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