‹ Saint Etienne et son sanctuaire à JérusalemChapitre 35 sur 61 · Lettre du 8 novembre · texte numérisé non relu

Lettre du 8 novembre

dessus de mes mérites, quune bénédiction en passant et comme à la dérobée, car Taudience proprement dite était pour des pizrsonnages très considérables et tout ce que la bienveillance de Mgr Boccali avait pu en ma faveur était de me placer à leur suite. Mais Sa Sainteté à voulu m'être miséricordieuse à Texcès, afin que je goûtasse plus suavement combien c'est Notre Seigneur qui vit et agit en elle.

Donc, introduit dans Tappartement au fond duquel est assis le pape Léon XIII, j'ai fait les trois génuflexions d'usage. Je commençais à peine la première que, avec l'accent de la plus paternelle bonté, Léon XIII m'appelant par mon nom, me disait : « Père Lecomte, approchez. » J'approchai, en effet, jusqu'à ce que je sois tout près de Sa Sainteté, je pus baiser son anneau qu'il avançait vers moi, comme pour m'inviter à y poser mes lèvres, et il me dit : « Plusieurs évêques de France dont j'ai lu les lettres se sont empressés de rendre très bon témoignage de vous et vous représentent comme pouvant faire une œuvre à Jérusalem. Est-ce que vraiment vous vous sentez le courage de l'entreprendre pour la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ et pour le bien des âmes?

— Très Saint-Père, avec l'aide de Notre Seigneur et soutenu par votre bénédiction, j'espère m'y dévouer entièrement.

— Eh bien ! voyons. Père Lecomte, expliquez-moi un peu ce que vous désirez faire.

— Très Saint-Père, je désire établir un couvent de Dominicains français pour leur sanctification d'abord, puis pour le bien spirituel des prêtres français qui viendront en pèlerinage : nous leur offrirons une maison où ils trouveront, avec une hospitalité dévouée, le moyen facile de faire quelques jours de retraite.

— Oui, dit le Saint-Père, ce sera une chose bien jatile pour eux, et ils pourront aussi demeurer plus longtemps s'ils le veulent.

Sa Sainteté me demanda ensuite en quel lieu serait établi le couvent, et je répondis que le terrain était déjà acheté, c'est selon les plus anciennes traditions celui de la lapidation de saint Etienne. — Est-il grand? — A peu près d'un hectare. — Sera-ce suffisant pour que vous ayez un jardin ? car il en faut un, dans lequel vous aurez à créer des ombrages, sans quoi vous seriez brûlé par le soleil. Où est-il situé? — Hors de la ville. — A quelle distance? — Environ à 300 pas. — Faut-il beaucoup fatiguer pour y arriver? — Non, car cela eût éloigné de nous les prêtres désireux de faire une retraite. — ^ Qui a acheté ce terrain ? — M» le Consul de France et lo vénéré Père Ratisbonne ont bien voulu être mes intermédiaires. — Et cela vous a coûté cher? — Très Saint-Père, tant de mllie francs, mais il s'en faut que j'aie tout payé. — Ah ! mais il se trouvera des âmes de foi pour cette rédemption da sanctuaire de saint Etienne. On m'a dit que les Grecs et les Russes en avaient bien envie? — Oui, Très Saint-Père et aussi des catholiques. — Enfin il est à vous, et le contrat est en bonne forme.

Le Saint- Père continua ses interrogations avec la mèaie bonté, montrant que son patronage était ticquis k Toeuvre. Cependant, par égard pour la hiérarchie : « Très bien, dit-il, mais avez-vous le consentement du patriarche? — Non, Très Saint-Père, mais Son Eminence le Cardinal Siméoni a dû lui écrire pour savoir s'il voyait quelque difficulté a la chose, et j'ose espérer qu'il n'en fera pas, car nous ne lui serons pas à charge, nous multiplierons le nombre de ses ouvriers, et ce que nous pourrons faire de bien tournera au profit du catholicisme. ~ Sans doute, et puis quand le couvent sera établi, il y aura bien de votre ordre des hommes de science, des lecteurs qui auront plaisir à se retirer à Jérusalem pour y vivre, et aussi pour y mourir en vue du Calvaire et ils pourront être très utiles par l'enseignement de la solide théologie. Le patriarche me disait

qu'il tenait beaucoup au développement de son séminaire, soit matériel, soit selon la science. Ces bons Pères pourront lui

venir en aide et votre œuvre lui sera utile AUez-vous-

altendre ici la réponse du patriarche? — Très Saint-Père, si Votre Sainteté Tagrée, je vais retourner en France afin d'y recueillir les aumônes nécessaires au payement intégral du terrain, aux fouilles qu'il faudra pratiquer et aussi à un commencement de construction. — Vous allez rentrer en France dans un mauvais moment. Pauvre France ! Elle subit une crise Lien terrible. Mais saint Etienne vous aidera et vous fera trouver des ressources.

Très Saint Père, que Votre Sainteté me permette de lui renouveler une demande que je lui ai déjà adressée dans ma supplique, c'est qu'elle veuille bien consacrer par son approbation mon désir de dédier notre œuvre à Jérusalem, et spécialement, la future église qui s'y construira, au Sacré Cœur de Jésus en même temps qu'à saint Etienne. — Bien volontiers I oui consacrez votre œuvre et l'église au Sacré Cœur de Jésus ! Le Sacré Cœur ne peut être mieux que là, car, lorsque saint Etienne voyait les cieux ouverts, et Jésus debout à la droite de son Père, Jésus se montrait à lui avec ses plaies, celles de ses pieds et de ses mains, celle de son cœur..

C'est de ces plaies, de celle du cœur surtout, que rayonnait sur le martyr la force pour souffrir et l'amour pour pardonner à ses bourreaux ».

J'étais toujours à genoux. « Et maintenant, me dit Léon XIII, vous voulez que je vous bénisse ? » Et après que le Père eût nommé tous ceux qui lui étaient chers. « Eh oui ! je veux vous accorder tout ce que vous demandez :

u Je vous bénis donc, vous d'abord, vous et ceux qui travailleront avec vous, afin que votre œuvre prospère à la gloire de Notre Sauveur et au bien des âmes, oui, au bien des âmes^

« Je bénis aussi très spécialement votre mère, et aussi votre sœur, son époux et toute sa famille.

(( Je bénis encore tous ceux qui vous sont chers et que vous avez dans l'intention.

« Je bénis tous ceux qui, par prières et par aumônes, en France et ailleurs, vous viendront en aide pour cette œuvre de saint Etienne. »

Pendant que ces grâces descendaient lentement, comme une rosée, sur moi, et sur tous ceux que je tenais en esprit sous la main du pontife, je me tenais prosterné, baisant en silence le bord de sa robe, et priant Dieu dans mon cœur de me guérir par ce contact de toutes mes infirmités spirtuellcs.

Comme je me relevais, il me tendit sa mule à baiser^ puis son anneau de pasteur universel. Je ne pus que murmurer un merci, car Témotion m'étouffait et, avec les génuflexions d usage, je regagnai la porte. Arrivé là, je levai encore une fois les yeux sur le vicaire de Jésus -Christ : il venait de quitter son trône pour donner un signal, et il me sembla qu'il avait encore un regard pour moi.

En retraversant leç antichambres, je croisai de grands personnages, des cardinaux qui, eux aussi, venaient sans doute pour avoir Faudience, mais le regard de mon âme ne voyait toujours que Léon XIII, neminem nisi soluni Jesum,

Maintenant je puis quitter Rome, Nunc dimittis^ Domine^ servum tuum in pace^ quia viderunt oculi mei sulutare tuum^ quod parasti ante faciem omnium populorum, Lumen ad revelationem gentium et gloriam plebis tusb LsraeL Lumen in Cœlo! »

C'était bien en effet la lumière. Le Père Matthieu n'ignorait pas le rôle et la vocation de son ordre dans renseignement de la théologie : mais que faire dans ce sens à Jérusalem? Sa correspondance prouve qu'il a songé à une école biblique.

Mais comment Tentreprendre ? Où seraient les élèves? Où prendre les professeurs? Il parle d'un hospice pour les pèlerins. Le Saint-Père nV contredit pas, mais il fixe nettement un autre but, il voit venir à Jérusalem des lecteurs de Tordre de Saint-Dominique. Qui pouvait prévoir alors la réunion à Jérusalem de toute une pieuse jeunesse cléricale ou religieuse adonnée k la théologie? Et cependant voici ce qui s'est passé. Le père Matthieu Lecomte ne put créer son hospice dans les proportions suffisantes pour recevoir les prêtres pèlerins. Les Pères de T Assomption qui les amenaient en Terre-Sainte se voyaient dans la nécessité de pourvoir à leur logement. Ils ont bMi un immense hospice et Toeuvre dominicaine, tout en restant fidèle aux désirs du fondateur touchant les retraites sacerdotales, est devenue surtout ce que Léon XIII avait annoncé qu'elle serait, un couvent consacré aux études théologiques et bibliques. Nous dirons comment cette pensée du pape a été comprise et comment on essaye de la réaliser sous la protection du premier martyr.

Le Père Matthieu Lecomte ne vit pas la fondation de Técole biblique. Jérusalem est la cité de la Croix, les œuvres s'y fondent pai* la mort. Le Père Ratisbonne mourut le premier, souriant à Marie, avant d'avoir vu bâtir le magnifique établissement de Saint-Pierre. Le Père Matthieu prononça deux fois son oraison funèbre avec Téloquence émue d'un ami frappé au cœur, mais il ne lui survécut que deux ans.

Déjà aiFaibli par un rude ministère apostolique, il fut rapidement usé par la tâche qu'il avait entreprise. Il lui fallait alterner entre la France, où il ne pouvait prêcher qu'en hiver, et la Palestine où il venait poursuivre ses fouilles pendant les ardeurs de Tété. Plus d'une fois le courageux athlète sentit ses bras tomber et ses genoux défaillir, mais le succès de ses découvertes le soutenait. Il ne s'était donc pas trompé en

acquérant le lieu de la Lapidation ! Déjà les mosaïques de la grande église étaient découvertes : on tenait enfin la basilique d'Eudocie, son mur du Rosaire s^élevait kSuf une longueur considérable, les fidèles pouvaient s'y unir k Marrie, et de* là suivre Jésus sur le chemin de la Croix,,,

Ces joies lui furent données et il offrit sa vie pour obtenir le reste. Consumé par la fièvre, il mourut doucement, soigné jusqu'au dernier soupir par les sœurs de Saint-Joseph , le 19 juin 1887, la 56® année de son âge et la 34^ de sa profession religieuse. Il attend la résurrection bienheureuse près du tombeau du premier martyr.

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MOSAÏQUE DE LA BASILIQUE D EUDOCIE (Située au n" 1 du plan, p. 131.)

Figurant domus et fabricœ ejus exitus et introitus et omnem descriptionem ejus, et universa prœcepta ejus, cunctumque ordinem ejus, et omnes leges ejus ostende eis, et scribes in oculis eorum : ut custodiant omnes descriptiones ejus, et prœcepta illius, et faciant ea,

(Ezechiel, XLIII, 11.)

Ecris et mets sous leurs yeux l'image du Temple (en ruines) et des entrées et des sorties, et tout le plan et les dimensions, tout l'ordre et toutes les distributions : afin qu'ils gardent cette description et ces dimensions pour construire d'après elles.

Je ne me propose pas d'écrire le récit complet des fouilles. Rien de plus émouvant pour les chercheurs que cette série de tâtonnements qui aboutit à une découverte ; rien de plus fastidieux pour le lecteur qui n'est pas attiré par l'espérance d'une trouvaille. J'en indiquerai cependant la marche générale^

Le P. Matthieu avait pour point de départ les fouilles commencées : il était en possession d'un petit oratoire long de 21 mètres dans œuvre, sur 7™ 40 de large.

Il ne restait guère que le pavé ; néanmoins il y en avait assez pour qu'on reconnût la main des croisés : ce n'était pas l'Eglise bâtie par Eudocie.

Etait-ce du moins une restauration de l'ancienne basilique?

106 SAINT ÉTIEjSNE et SON SANCTUAIRE

Pas davantage, car les proportions exiguës ne répondaient pas à ce que disaient les documents de la magnificence du sanctuaire impérial.

Cependant le lieu était trop clairement désigné par la tradition pour qu'il fût permis de se décourager.

(( On commence donc en 1883*, dans la direction de FOuest à TEst, c'est-à-dire à Textrémité de la petite église.

Dès le début, les fouilles amenèrent plusieurs découvertes intéressantes. D'abord celle d'un vaste corridor voûté de 18™ 50 de long, appuyé sur le roc taillé qui forme le mur; dans la paroi Est, s'ouvrent deux alcôves, surmontées d'une arcade qui se rapproche de l'ogive. Puis, un peu à gauche, on découvrit un seuil de porte resté à sa place, un caveau contenant quatre tombeaux taillés dans le roc en forme d'auge, enfin quelques fragments d'un pavage en mosaïques admirablement conservées. M. Victor Guérin, de savante et regrettée mémoire, qui se trouvait en ce moment à Jérusalem, reconnaît dans ces mosaïques, ainsi qu'il le dit dans un rapport adressé à M. le Ministre de l'instruction publique, un caractère évidemment chrétien, et il émet dès ce moment l'opinion que Ton se trouve sur l'emplacement de la basilique.

Après l'été de 1883, les fouilles sont forcément interrompues. Le supérieur des Dominicains retourne en France pour recueillir de houvelles aumônes destinées à l'agencement d'un couvent provisoire et à l'achat de parcelles de terrain absolument nécessaires.

Mais, en 188S, elles sont reprises, cette fois du côté sud. On voit apparaître de nouveaux fragments de mosaïques, semblables aux premières par le dessin et la couleur. Celles-ci

1. Note laissée par le regretté Père Dubourg, successeur du P. Matthieu, après les Pères Jean Maumus et Paul Meunier.

couvrent une plus grande étendue de terrain et sont mieux conservées. Leur richesse et leur caractère indiquent qu'elles avaient dû servir, non à Tornementation d'une maison particulière, voire même d'une salle de bains, comme des esprits inventifs l'avaient imaginé, mais d'une église. Sur ce point ,^ aucune objection n'était plus possible. Ceux qui refusaient de croire encore à l'existence de la basilique d'Eudocie étaient bien obligés de convenir que l'on se trouvait en présence des ruines d'une église.

C'est en 1887 que le plein jour se fait. Cette fois les fouilles sont pratiquées au Nord. Les mosaïques que l'on découvre de nouveau, et sur une plus vaste étendue, sont semblables aux précédentes. Puis on voit apparaître une colonne monolithe de 80 centimètres de diamètre, d'autres fragments d'égale dimension ; puis une colonne de marbre blanc plus petite ; sur la droite, un soubassement de marbre rouge accompagné d'un degré qui détermine la place occupée par le chœur de la basilique et qui devait être surmonté d'un cancel en marbre blanc ; cette balustrade servait à séparer le chœur de la nef latérale. Tout près de cet endroit, le rocher qui forme le fond de la basilique présente une arête vive : on creuse et l'on découvre une vaste excavation remplie de décombres. Après de longues semaines elle est vidée. C'est une crypte entièrement taillée dans le roc ; elle forme un rectangle à peu près régulier de onze mètres environ de longueur sur huit de largeur et une profondeur de cinq mètres. Le ciment qui en couvre les parois indique qu'elle a servi de citerne ; mais sa situation à l'intersection du transept et au sommet de la nef principale, l'absence de communication avec l'extérieur, un reste d'escalier, et, dans un angle, une ouverture en forme de cheminée, destinée sans aucun doute à l'aération, démontrent que primitivement ce n'était pas une citerne, mais une crypte funéraire. Il ne reste

pas, à vrai dire, d'autres indices de cette destination première, mais tout porte à croire que cette crypte a été remaniée dans les temps qui ont suivi, qu'on a brisé les cloisons qui séparaient les chambres sépulcrales et isolaient les tombeaux, et qu'on Ta convertie en citerne après avoir recouvert les parois d'une épaisse couche de ciment. Et cette supposition est d'autant plus naturelle que ce fait se renouvelle encore de nos jours dans la campagne de Jérusalem. Un propriétaire qui possède à proximité de sa maison un tombeau antique n'hésite pas à briser tout l'intérieur pour s'en faire un réservoir.

Mais quels tombeaux renfermait cette crypte ? Sa place dans la basilique, en face de l'autel et tout proche du sanctuaire, indique que ce devait être la confession du saint martyr, et que là ses restes précieux avaient été déposés.

Cette crypte déblayée, suivons les fouilles qui se continuent toujours vers l'Est. Au bout de peu de temps, on découvre une dalle de marbre blanc longue de 1 mètre et 10 centimètres sur 65 centimètres de largeur, sillonée par plusieurs petites rigoles qui communiquent les unes avec les autres jusqu'à une dernière plus large et qui aboutit à un pavé de marbre. * Qu'était-ce que cette pierre ? Faisait-elle partie de la basilique ? Un usage des premiers siècles nous aide à trouver la réponse. Comme on ne célébrait la messe sur l'autel principal qu'à certains jours déterminés, chaque fois l'autel était lavé et l'eau s'écoulait au dessous pour se perdre dans la terre. Les découvertes postérieures n'ont fait que nous confirmer dans cette supposition, car cette pierre est bien à sa place, juste au milieu du sanctuaire et orientée avec la plus grande exactitude.

Quelques jours plus tard, en effet, on atteignait l'extrémité de la basilique. Elle se termine à l'intérieur par une abside semi-circulaire dont il ne reste qu'une portée, et, à l'extérieur,

par un mur de forme polygonale. Les trois côtés de ce mur, ainsi que celui qui termine les deux nefs latérales, sont faciles à reconnaître ; et c'est merveille, car la basilique a été non seulement détruite, mais livrée au pillage pendant plusieurs siècles. Tout ce qu'il a été possible d'enlever a disparu. Mais tandis qu'on arrachait les pierres des murs l'une après l'autre, l'enduit épais et solide qui les recouvrait au dehors, soutenu par l'amoncellement de terre qui s'était formé autour, a résisté jusqu'à une hauteur de deux mètres, et a conservé très nettement Tempreinte des pierres sur lesquelles il était appliqué. C'est peu de chose, mais cela du moins nous donne une idée exacte des dimensions et de la forme de la basilique. L'abside une fois dégagée, tout s'explique : les deux côtés, recouverts en partie de mosaïques qui s'ajustent avec la rectitude du cordeau, sont bien les deux nefs latérales, un peu moins longues que l'abside. Celle de gauche se termine par un fragment de rocher taillé qui commençait le mur dans cet endroit. Il est forcément resté en place, ainsi qu'un soubassement de colonne taillé aussi dans le roc et qui est entouré d'un revêtement de marbre blanc retenu par des crampons de cuivre. Cette plaque de marbre, dont, un angle est écorné, a été heureusement négligée dans les pillages successifs ».

La découverte était à peu près achevée. Il ne nous reste plus qu'à exposer les résultats. Nous avons à décrire successivement l'hypogée adossé à la colline de Jérémie, la chapelle et les tombeaux situés au sud de la basilique et reliés à elle par des tombeaux sans intérêt, aujourd'hui recouverts, enfin l'ensemble formé par la petite église découverte la première, l'atrium et la basilique elle-même. Pour comprendre leur situation respective on n'a qu'à jeter les yeux sur le plan d'ensemble ci-après.

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