‹ Saint Etienne et son sanctuaire à JérusalemChapitre 52 sur 61 · Itin. russes, Genève, 1889, p · texte numérisé non relu

Itin. russes, Genève, 1889, p

Sur ce parcours, les mauvais traitements n'avaient pas été épargnés au héros de la foi, et Ton pourrait dire avec certains pèlerins qu'il avait été jeté hors de la ville à coups de pierre.

Dans cette hypothèse, les deux traditions coexisteraient sans se nuire. Mais, quoi qu'il en soit, je n'ai pas à expliquer l'origine de la tradition du torrent de Cédron, et je crois avoir établi que celle de la porte du nord repose sur des fondements qu'il serait difficile d'ébranler sans porter atteinte aux saints lieux.

Je n'ai même rappelé cette objection que pour mémoire, car peu à peu l'accord s'est fait parmi les palestinologues les plus éminents, en France, en Italie, en Angleterre, en Allemagne. La conviction des savants repose, nous l'avons vu, sur un raisonnement bien simple que tout le monde peut suivre. D'après l'évidence archéologique, on a retrouvé la basilique d'Eudocie : l'évidence traditionnelle fixe la basilique d'Eudocie au lieu du martyre de saint Etienne. La cause est donc jugée de toutes manières : c'est bien le sanctuaire de la lapidation de saint Etienne que la Providence a rendu à des mains catholiques et qu'il s'agit de relever.

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