AU LECTEUR XI
donna pour récompense qu'une tombe dans le sol reconquis, et remit à d'autres le soin d'y élever les bâtiments nécessaires à l'Ecole.
Aujourd'hui l'œuvre est en bonne voie, autant qu'il est permis de le dire quand on vit au jour le jour, avec des dettes qu'on acquitte à grand'peine et des ressources à trouver chaque matin. Peu à peu les murs s'élèvent, les étudiants arrivent, l'enseignement s'affirme et l'avenir se définit. Evidemment il y a là une grande et belle conception, dont tous les amis de la Terre Sainte et de l'enseignement biblique doivent se faire les aides, dans la mesure de leur pouvoir. La Palestine est la patrie de tous les chrétiens : l'étudier et la montrer telle qu'elle est, avec la majestueuse fécondité de ses souvenirs, n'est-ce pas déjà une tâche bien digne de préoccuper les bons esprits, et ne mérite-t-elle pas toutes les sympathies du monde catholique? Mais la Palestine est le cadre nécessaire à l'enseignement de l'Ecriture Sainte : elle en donne le sens et le goût, de l'avis de tous ceux qui ont parcouru, la Bible en main, cette patrie des patriarches, des prophètes et des apôtres. C'est la terre de Jésus-Christ et de l'Evangile, — JBethléem, Nazareth, Béthanie, Jérusalem, le Thabor, Gethsémani et le Golgotha. Pour terminer son éducation religieuse, donner à sa foi un charme qui en achèverait la pénétration et l'activité, tout chrétien ne devrait-il pas donner quelques jours de sa jeunesse à la visite et à l'étude des Lieux saints? Tout au moins la jeunesse
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