‹ Saint Etienne et son sanctuaire à JérusalemChapitre 7 sur 61 · X AU LECTEUR · texte numérisé non relu

X AU LECTEUR

terre, tour à tour consacré par tant d'hommages et souillé par tant de profanations, lorsqu'un dominicain français, le P. Matthieu Lecomte, y fut amené par la Providence, à la suite du pèlerinage de 1882, qui renouvela les grandes manifestations des temps antiques. A ce moment là-même, on venait de déblayer quelque peu les ruines de Saint-Etienne, et les archéologues en reconnaissaient le caractère historique. Aussitôt le P. Lecomte forma le projet de s'en rendre acquéreur et d'y rétablir le culte du saint martyr. Après des retards incessants et des difficultés inouïes, l'entreprise fut menée à bonne fin, au moins en ce sens que l'on put élever, sur ce terrain définitivement acquis, un petit couvent et une chapelle plus modeste encore.

Le P. Lecomte avait d'abord songé à fonder une mai-, son de retraite à l'usage des ecclésiastiques venus en Terre Sainte, avec le désir d'y séjourner quelque temps vct d'en méditer à loisir les enseignements qu'elle donne à qui veut la comprendre. Peu à peu ce plan se modifia, jusqu'à substituer à la première pensée celle d'une Ecole biblique, dont le siège ne pouvait être mieux choisi. Les Pères de l'Assomption s'étaient approprié, en lui donnant des proportions grandioses, le projet primitif du P. Lecomte, qui n'avait plus dès lors à le poursuivre : mais les traditions séculaires de son. Ordre lui montraient la nouvelle route à suivre, sans . toutefois qu'il ait touché le but par lui-même. Dieu, qui lui avait permis d'acquérir Saint-Etienne, ne lui

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