‹ Saint Ferdinand III (1198?-1252)Chapitre 4 sur 28 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

La vie du saint roi de Castille est peu connue en France, encore que son nom, depuis le romantisme, y soit très fréquemment attribué aux enfants, soit sous la > forme exacte, soit sous la forme abrégée : Fernand. Devenu roi d'Espagne, Philippe d'Anjou, qui descendait d'ailleurs plusieurs fois de saint Ferdinand, donna ce nom à son second fils, dans l'espoir de complaire à ses sujets; son quatrième fils, Philippe, qui fut duc de Parme, épousa Elisabeth de France, fille de Louis XV, et en eut un fils, qui fut aussi appelé Ferdinand. Ce fut à ce jeune prince qu'un jésuite, le P. de Ligny, dédia, en t-^.^q, une Vie de saint Ferdinand, qu'il avait écrite en français sous le voile de l'anonyme, et fait paraître à Paris. Le duc de Berry, second fils du comte d'Artois, qui naquit en 1778, fut appelé Charles-Ferdinand; le duc de Bordeaux, fils posthume du duc de Berry, reçut également, parmi ses prénoms, celui de Ferdinand, mais le prince qui contribua surtout à rendre populaire en France le nom du saint monarque espagnol, ce fut Fer-

vm PRÉFACE.

dinand, duc d'Orléans, fils aîné de Louis-Philippe; et c'est en souvenir de lui qu'une église de Paris a été dédiée à son patron.

La mémoire d'un roi canonisé par l'Eglise n'est pas seulement, d'ailleurs, un héritage de gloire et de protection pour les descendants de ce roi, ni même pour le pays qu'il a gouverné; elle dépend aussi du patrimoine d'honneur des chrétiens de tous les pays, et elle doit être l'objet de leur étude, sous quelque forme de gouvernement qu'ils vivent, parce que, dans tous les temps, les Etats ont besoin des mêmes vertus chez quiconque participe à la chose publique.

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