‹ Saint Ferdinand IIIChapitre 55 sur 64 · DERNIÈRES ANNÉES ET MORT DE · texte numérisé non relu

DERNIÈRES ANNÉES ET MORT DE

tré, était une des vertus du saint roi. La mort A l’empêcha de réaliser pleinement son dessein, +

mais son successeur acheva cette tâche avec la

plus noble fidélité. Ne:

L'année 1249 vit aussi le mariage de l'infant ‘150

Alphonse avec Yolande d’Aragon ! ; selon toute | apparence, un nouvel accord était intervenu Le ; préalablement entre le prince héritier de Cas- RP £

tille et le roi d'Aragon, aux termes duquel le Le

premier renonçait aux deux places de Xativa et

de Denia, qui avaient été promises en dot à sa :

fiancée en 1244. Quoi qu'il en soit, Jaime [* 2h pensa qu'après avoir tenu sa promesse de don- 4 | nersa fille à l’infant de Castille, il était désor- 2 mais à l’abri de toute réclamation comme de . 1

- toute intervention de la part du roi son voisin,

et qu’en conséquence il pouvait impunément 1 È : sc : ë me violer l'engagement qu’il avait pris en 1244, de- S yant son futur gendre, à l'égard de son fils aîné. Trois autres fils lui étaient nés depuis E-

lors, de son second mariage : Jaime, Ferdinand et Sanche ; sous l'influence de leur mère, il pro-

céda (1249) à un nouveau partage de ses États :

1. Suivant les Bollandistes, ce mariage eut lieu au mois LE de novembre 1246, à Valladolid. ;

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© SAINT FERDINAND Il.

Alphonse, son fils du premier lit, ne devait plus

hériter que de l’Aragon ; Pierre, l’ainé du second 4 lit, aurait le comté de Barcelone et les îles Ba-

léares ; Jaime, le royaume de Valence; Ferdinand, les comtés de Roussillon et de Cerdagne. ;

Sanche était destiné à l'Église.

Ce mépris de la foi jurée excita l’indignation 4 des Aragonais; l’infant Alphonse servait depuis près de deux ans dans l’armée du roi de Castille; % il implora l'appui de ce dernier. Jaime I*, crai- É gnant que Ferdinand IIT ne soutint les droits du 4 jeune prince, réunit les États de son royaume … à Alcaniz (1250) et soumit à leur arbitrage l'acte à de partage dont il était l’auteur. La sentence fut prononcée à Barcelone, le 26 mars 1251; “elle était défavorable à Alphonse : on luiattri- ” buait seulement l’Aragon et Valence; le prince Pierre se voyait confirmer la possession du comté de Barcelone ; Jaime, celle des îles Baléares; Ferdinand, celle du Roussillon et de la Cerdagne. Le roi de Castille avait su amener don Alphonse à accepter l'arbitrage des États 4 d'Aragon; il réussit également à lui faire ac- 4 cepter leur sentence; le prince, d’ailleurs, nel

tarda pas à mourir. Quand Jaime 1% succomba

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à son tour, en 1276, ses États n’en furent pas

moins divisés; combien plus juste à la fois et plus politique avait été la conduite de Ferdinand III qui, après avoir uni le Léon à la Castille, avait décidé que ces deux royaumes ne pourraient plus être séparés, et que tous les territoires rangés sous son sceptre formeraient un tout indissoluble !

En 1250, l'infatigable monarque se remit en campagne : il lui restait à se rendre maître des villes situées à l'embouchure du Guadalquivir et

sur les rives du Guadalété : Xérès, Medina-Sidonia, Alcala de los Gazules, Velez, Béjar, Cadix, San-Lucar, Santa-Maria del Porta, Rota, Arcos!, Lebrija, Tribujena, d’autres encore, tombèrent sous ses coups ou se soumirent de leur plein gré à sa domination. N'ayant plus rien à conquérir en Espagne, il songea à opérer une descente en Afrique; son but était d’obtenir de l’émir du Maroc la cession d’un port, dans lequel il entretiendrait des forces sufhsantes pour protéger les chrétiens qui vivaient dans le pays. Une première tentative eut lieu en 1. La conquête de Xérès, de Medina-Sidonia et d’Arcos

ne devint définitive que sous Alphonse X, en 1254.

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