Th. de Celano, Vita secundo, , p. III, c. cxxxvm
devant les deux partis, et qui rétablit aussitôt la concorde :
« Loué soit mon Seigneur par ceux qui pardonnent facilement pour son amour et qui supportent patiemment les maladies et les tribulations. Bienheureux ceux qui vivent en paix, parce qu'ils seront couronnés dans le ciel! »
Enfin, lorsque Notre-Seigneur lui eut révélé, au couvent de Foligno, qu'après deux ans de souffrances, il serait délivré de la prison de son corps et transporté dans le séjour de l'éternel repos, il termina son hymne d'amour par ce cri de reconnaissance :
« Loué soit mon Seigneur par notre sœur la mort corporelle, à laquelle nul enfant des hommes ne saurait échapper. Malheur à qui trépasse en état de péché mortel ! Bienheureux, ô mon Dieu, ceux que la mort trouve dociles à vos très saintes volontés, parce que la seconde mort ne pourra les atteindre !
« Louez et bénissez mon Seigneur, vous qui êtes ses créatures ; rendez-lui grâces et le servez en toute humilité. »
Tels, sous l'inspiration divine, les trois jeunes gens Ananias, Mizaël et Azarias, se promenant au milieu des flammes de la fournaise de Babylone, comme on se promène sous la bise rafraîchissante du matin, entonnaient leur hymne de reconnaissance.
Œuvres du Seigneur, bénissez-le, louez-le, exaltez son nom
dans tous les siècles!
Cieux, bénissez le Seigneur !
Étoiles du ciel, bénissez le Seigneur!
Pluie et rosée, bénissez le Seigneur !
Vents et tempêtes, bénissez le Seigneur! Feux des étés, bénissez le Seigneur !
Froids des hivers, bénissez le Seigneur! Lumière et ténèbres, bénissez le Seigneur ! Montagnes et collines, bénissez le Seigneur !