‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 265 sur 347 · Bo.vavext., c. xii. — 2. Ibid., c. vin · texte numérisé non relu

Bo.vavext., c. xii. — 2. Ibid., c. vin

Plus tard, sur le mont Alverne, un faucon dont l'aire était voisine de la grotte du Saint, s'attacha singulièrement à sa personne et s'établit, pour ainsi dire, son veilleur de nuit. Quand venait l'heure des Matines, il ne manquait pas de chanter à la porte de François et de l'éveiller longtemps avant l'aube. Les infirmités du Saint étaient-elles plus grandes, l'intelligent oiseau tardait jusqu'au lever du soleil, et encore ne chantait-il qu'à mi-voix (1).

Dans les dernières années de François, pendant qu'il était à Sienne, un chevalier lui envoya un beau faisan. Dès que la charmante bête eut vu le serviteur de Dieu et entendu sa voix, elle le prit en telle affection qu'elle ne voulut plus se séparer de lui. Plusieurs fois on la porta dans les vignes pour lui rendre sa liberté ; elle revenait d'un vol rapide vers le séraphique Père. On la donna à un seigneur qui aimait beaucoup saint François et venait souvent le visiter; elle refusa toute nourriture. Rapportée au Bienheureux, elle manifesta sa joie par mille gentillesses, et se mit à manger avec appétit (2).

Les bètes fauves elles-mêmes se sentaient attirées vers l'humble Pénitent d'Assise ; elles respectaient en lui un reflet de la puissance primitive d'Adam et de l'idéale beauté du Créateur, et en sa présence elles perdaient leur férocité. On se souvient de la « conversion du loup de Gubbio. » Mais combien d'autres exemples du même genre!... Un jour que le saint Patriarche se rendait de Cotanello à Greccio, il promit à son guide que les loups qui infestaient la

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