Xel crudo sasso, intra Tevere ed Arno
« Da Cristo prese l'ultime sigillo, « Che le sue membra du 'anni portarno. »
Dante, Paradis, xi.
l'histoire un sillon trop lumineux pour ne pas attirer nos regards et ne pas fixer notre attention.
Son premier voyage à l'Alverne remonte au printemps de Tannée 1213. 11 était alors en route pour se rendre en Espagne, et de là au Maroc. Il lui arriva, durant le trajet, de passer au pied du château de Montefeltro, au moment où Ton se préparait à y donner un tournoi. Déjà la bannière seigneuriale flottait sur la porte d'entrée; la cour d'honneur retentissait sous le pas des palefrois, et le son des trompettes, partant du haut des tours crénelées, annonçait au loin l'ouverture de la fête. Un jeune comte de Montefeltro, ayant fait sa veillée d'armes dans l'antique chapelle de ses pères, s'avançait pour être armé chevalier en présence de toute la noblesse florentine. François, qui aimait ces sortes de fêtes à la fois religieuses et militaires, dit à son compagnon de voyage : a Frère Léon, montons au château; nous y ferons, Dieu aidant, un chevalier spirituel. » Lorsque les cérémonies furent terminées et les chevaliers réunis sur la cour d'honneur, François monta sur un tertre et développa magnifiquement devant son noble auditoire ces deux vers italiens :
« Tanto è il bene ch'io aspetto, « Ch'ogni pena m'è diletto. »
« Le bien que je désire est si grand, « Que toute peine m'est un plaisir. »
Il cita tour à tour l'exemple des Apôtres, puis des martyrs et des confesseurs de la foi, qui s'exposaient volontiers à toutes sortes de supplices pour conquérir le ciel. Les seigneurs, pénétrés d'une émotion invo-