‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 338 sur 347 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

l'Ordre, et voici que toutes les grandeurs marchent à la suite de saint François; voici qu'à travers les âges, ses fils nous apparaissent couronnés des auréoles les plus augustes qu'il soit donné à l'homme de conquérir ici-bas, et que, selon l'aveu d'un auteur peu suspect, « nous les retrouvons à l'origine de tout ce que nous aimons, de tout ce que nous vénérons, de tout ce que nous défendons aujourd'hui (1). ■>

Et ces hommes apostoliques, « qui ne demandent que la liberté de combattre pour l'Évangile contre les erreurs du inonde (2), » ces amis du peuple, ces libérateurs de l'Europe, on les met hors la loi, sous prétexte que leur existence est contraire au vœu de la nation. En agissant de la sorte, la franc-maçonnerie, maîtresse du pouvoir, ne réussit qu'à prouver une chose : c'est qu'elle reprend les traditions de ses ancêtres, les Albigeois, les Huguenots, les Conventionnels, et qu'elle emploie les mêmes moyens d'action : tant il est vrai que sous ses formes multiples l'erreur est toujours La même! La haine est son cachet indélébile, comme l'amour est le signe inimitable delà vérité.

La secte s'imagine qu'elle abolira le nom chrétien. Pure illusion! Elle ne chassera pas Dieu de la création, elle ne renversera pas la croix, qui malgré sa rage dominera le monde, elle ne détruira pas les congrégations religieuses qui se pressent, immortelles, autour de la croix! Toutes ces grandes choses sont hors de son atteinte, et c'est ce qui l'irrite. Les

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