‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 337 sur 347 · Voir Christophe Colomb, par Roselly de Lorgues · texte numérisé non relu

Voir Christophe Colomb, par Roselly de Lorgues

En Europe, lorsqu'éclatela Réforme, ils se'montrent les invincibles défenseurs de l'autorité pontificale. L'Angleterre surtout' est témoin de leur intrépidité ; ils y sont le dernier rempart de la liberté religieuse. Avec Jean Forest, Elstow, Peyto et le tertiaire Thomas Morus, ils soutiennent la cause de Catherine d'Aragon, cette autre tertiaire de saint François. Placés entre l'apostasie et le martyre, ils se montrent saintement rebelles aux sacrilèges caprices du pouvoir. En un seul jour, plus de deux cents d'entre eux sont expulsés de leurs cloîtres et jetés dans des cachots où ils périssent de faim, de froid et de misère. L'obstination de leur courage surpasse la rage de leurs bourreaux, et au bout d'un siècle de supplices, sur cette terre abreuvée de leur sang, il s'en trouve encore pour apprendre aux tyrans qu'on ne tue pas la vérité.

Toujours les enfants de saint François eurent cette passion des grandes âmes, d'aimer l'Église et de défendre la papauté avec un courage qui grandissait en proportion des périls. On ne sera donc pas étonné d'apprendre que de leurs cloîtres soient sortis cinq papes : Nicolas IV (1288-1292), Alexandre V (1409), Sixte IV (1470-1484), Sixte V (1585-1590) et Clément XIV (1769-1774) ; quatre-vingts cardinaux, parmi lesquels brillent au premier rang saint Bonaventure, l'auteur de l'union des Grecs, etXiménès, le vainqueur d'Oran; trois cents légats ; cent soixantedix inquisiteurs, et plus de trois mille évèques, du milieu desquels se détache la suave figure de saint Louis d'Anjou, évêque de Toulouse.

Il eût suffi d'un Roger Bacon pour illustrer

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