‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 41 sur 347 · Act.. v · texte numérisé non relu

Act.. v

Nous ignorons combien de temps dura la captivité de François (il est probable qu'elle ne se prolongea pas au delà d'un ou deux mois); mais nous savons comment la Providence y mit fin. Pica, silencieuse et désolée, souffrait autant que son fils des mauvais traitements qu'on lui infligeait. Usant de ce pouvoir de médiation qui dans la famille appartient naturellement à la mère, elle tenta d'amener une réconciliation entre deux êtres qu'elle chérissait également. L'entreprise était difficile. Le premier des deux auquel elle s'adressa, Bernardone, ne voulut rien entendre. Rebutée de ce côté, elle ne perdit pas courage et se tourna vers le pauvre prisonnier. Profitant un jour de l'absence de son mari, elle pénètre dans le cachot, s'assied aux côtés de François et cherche, dans un long entretien et par les motifs les plus pressants, à le déterminer à rentrer dans la vie de famille. Elle déploie toutes les ressources de la tendresse maternelle ; mais larmes et caresses, tout est inutile, et le jeune prisonnier lui oppose victorieusement la volonté du Très-Haut manifestée par les paroles du tableau miraculeux. A la fin, comprenant, avec ce tact et cette rapidité d'intuition dont le Créateur a doté la femme, qu'elle a devant elle une vocation évidemment surnaturelle, et pensant qu'il serait impie d'aller contre les desseins de Dieu, elle prend une décision aussi sage que hardie : elle brise les liens du captif, lui ouvre les portes de sa prison, et, après l'avoir tendrement embrassé, le laisse suivre en toute liberté la voie extraordinaire où Dieu l'appelle (H.

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