Waddixg, t. I, p
2. Elyasde Assisio {Chronique des vingt-quatre généraux). — Mariano le fait naître à Beviglio, faubourg ou village des environs d'Assise. — Salimbéné, son disciple et son biographe, se contente de dire qu'il était le fils d'un ouvrier bolonais, sans ajouter que son père vint se fixer à Assise; et Jourdain de Giano, qu'il avait été scribe à Bologne. — D'autres auteurs l'appellent Elie de Cortone, parce que cette ville fut le théâtre de sa pénitence et de sa mort ; on dit de même Marguerite de Cortone.
mandant au batelier de ne révéler à personne le lieu de sa retraite, et de ne venir le chercher que le mercredi de la semaine sainte. Resté seul dans ces lieux inhabités, il s'achemina vers un buisson , où des ronces entrelacées et des branches d'arbres formant berceau lui servirent de cellule, et près duquel la Providence avait placé comme exprès une fontaine limpide, qui lui fournit son breuvage. L'eau de cette fontaine guérit dans la suite une foule de malades. Les Frères-Mineurs ne tardèrent pas à bâtir, à côté du buisson témoin des pénitences du saint, un couvent autour duquel se groupèrent peu à peu de gracieuses habitations de pécheurs.
C'est dans cette île que le fils de Bernardone passa tout le Carême de 1211 ; il y garda un jeûne si rigoureux qu'il ne mangea que la moitié d'un pain. Le mercredi saint, le batelier vint le reprendre. Une tempête s'étant élevée pendant la traversée, François l'apaisa d'un signe de croix, comme autrefois Jésus avait calmé celle du lac de Génésareth. Ce qui le ramenait à l'ermitage des Celle, c'était le désir de passer au milieu de ses Frères les grands jours de la semaine sainte, et de faire la sainte communion, dont il était privé depuis quarante-deux jours. Le jeudi saint, il vint le premier, avec la ferveur d'un séraphin, recevoir le pain des Anges, puis tous ses disciples après lui (1).
Le zèle ne laisse point de repos à ceux qu'il possède. Après les fêtes de Pâques, François se dirigea sur Arezzo, toujours en compagnie du Frère Sil-