‹ Saint François d'Assise (1182-1226)Chapitre 178 sur 189 · BASILIQUE DE SAINI-FRANÇOIS, A ASSISE · texte numérisé non relu

BASILIQUE DE SAINI-FRANÇOIS, A ASSISE

(Vue de l'église supérieure et du porche de l'église inférieure.)

montre sur les premières ondulations de la montagne ses murailles basses et noircies par le temps; Sainte-Claire, belle église ogivale du treizième siècle, due au génie du Frère Mineur Philippe de Cambello de Spolète; la Chiesa Nuova (l'Église Neuve), église grecque surmontée de cinq coupoles en mémoire des cinq stigmates de Francois, et bâtie par Philippe IIT, roi d'Espagne, sur l'emplacement de la demeure des Moriconi ; enfin, au-dessous des ruines pendantes de la citadelle, la modeste chapelle des Pères Capucins : autant d’arcs de triomphe élevés par la foi catholique sur la route qui conduit au tombeau patriarcal (1). L'humble François n'avait demandé en mourant qu'un peu de terre, et encore dans un lieu déshonoré; et voici qu’une triple basilique recouvre ses ossements, qu'une ville entière lui sert, pour ainsi dire, de mausolée, et que son tombeau devient un foyer de vie ct de lumière, et bientôt un des plus vénérables sanctuaires de la catholicité. L'architecture avait fait son œuvre sur la tombe du Saint. « Mais les hommes du moyen âge ne pensaient pas avoir achevé un monument pour l'avoir élevé pierre sur pierre. Il fallait que ces pierres parlassent, qu'elles parlassent le langage de la peinture, qui est entendu des ignorants et des petits ; il fallait que le ciel s’y rendit visible, et que les saints et les anges y demeurassent présents par leurs images, afin de consoler et de prêcher les peuples (2). » La peinture se présenta donc à son tour. Les voûtes des deux églises supéricures furent couvertes d'un champ d'azur semé d'étoiles d'or; et sur les parois se déroulèrent, en face des révélations bibliques, les scènes de la vie du Pénitent d'Assise. Mais comme s il eût été impossible d'approcher sans profit de ces

(4) Voir l'Étude sur les monuments d'Assise, par M. l'abbé Ricne. (Trad. des Fioretti.) (2) Ozaxau, les Poctes franciscains, p. 89.

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