‹ Saint François d'Assise (1182-1226)Chapitre 63 sur 189 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

rayon du soleil levant et qu'aucune poussière terrestre n'a encore ternie. C'est la fleur, mais c'est aussi le fruit; c’est la sève la plus pure; c'est le sang le plus généreux de la tige d'Adam; car chaque jour ces héroïsmes remportent la plus étonnante des victoires, grâce au plus courageux effort qui puisse enlever la créature aux instincts terrestres et aux liens mortels. Quel spectacle! Et où en trouver un qui manifeste plus visiblement la nature divine de l'Église, qui fasse mieux oublier les misères et les taches dont sa céleste splendeur est parfois voilée?.…

« Ce Jésus, dont la divinité est tous les jours insultée ou niée, la prouve tous les jours, entre mille autres preuves, par ces miracles de désintéressement et de courage qui s'appellent des vocations (1). »

Ces pieuses phalanges remplissent dans le monde une mission plus visible aujourd'hui que jamais. Leur vitalité, qui résiste à toutes les persécutions, leur multitude innombrable, malgré le dépérissement de la foi, et surtout la virginale existence de leurs membres, désignent à tous les regards la véritable Épouse du Christ, la vraie religion, dont elles sont le plus magnifique ornement.

Respect à ces légions de la prière et du dévouement, qui complètent d'une manière si exquise les enseignements du sacerdoce catholique! Celui-ci nous fait connaitre la vérité; celles-là nous la font aimer.

(4) MoxTaLEMBERT, les Moines d'Occident, t. V, p. 385-393.

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