‹ Saint François d'Assise (1182-1226) [microform]Chapitre 56 sur 170 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

devoir accompli et les consolations spirituelles prodiguées. Au dehors, les apparences d'une prison; au dedans, une sorte de paradis terrestre où régnait l'opulence de la paix, parce que Dieu y régnait en maître. Nulle trace de ces noirs chagrins, de cette oppression des coilsciences, de ce fanatisme aveugle que la libre pensée reproche aux cloîtres !

Coin de terre vraiment privilégié, le Très-Haut y semait ses bénédictions. « Les vocations affluaient; clercs et laïques, patriciens et plébéiens accouraient à l'envi », heureux de se donner à Dieu, heureux de se dévouer au service de leurs frères. Un grand souffle de foi les soulevait jusqu'à la hauteur d'un héroïsme quotidien; et dans cette vallée d'Assise germaient toutes sortes de vertus, qui ne demandaient qu'à s'épanouir au grand soleil pour répandre leurs parhmis et donner tous leurs fruits. « Et c'est au zèle du réformateur ombrien qu'était due, après Dieu, cette riche floraison monastique » qui embaumait la terre et réjouissait le ciel (1).

(1) Th. de Celano, Vita prima, p. 1, c. xv.

Sceau de l'abbaye de Loiigchaïups, (1266.)

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