‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 144 sur 260 · WaADDING, t. 1, p · texte numérisé non relu

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phes, les plus nobles qu'un homme puisse remporter, puisque là où il plantaïit le drapeau de la Croix, c'était le règne de la vérité et de la vertu qu'il rétablissait. Nous n'y reviendrons pas. Nous préférons en chercher la cause, qui est signalée en passant dans un document contemporain, dans un diplôme émané du municipe de Poggi-Bonzi, portant la date de 1220 et commençant par ces mots : « Nous accordons à un homme du nom de François, que tout le monde vénère comme un Saint, une maison pour qu’ y établisse des religieux de son Ordre (1). »

Cette déclaration des magistrats de Poggi- Bonzi est-elle autre chose qu’un écho de l’opipion publique ? François partout acclamé comme un être exceptionnellement chéri de Dieu, subjuguant les peuples parses miracles, se les attachant par sa bonté compatissante, et profitant d’une influence si légitimement acquise pour apaiser les querelles et transformer les mœurs farouches du moyen âge, voilà donc, on ne peut le nier, la note qui domine dans les pièces officielles aussi bien que dans les chroniques de l'époque C'est au même ordre d'idées que se rattache une légende qu'on relit toujours avec plaisir, la légende du Loup de Gubbio.

Gubbio, petite ville de l'Ombrie, située au nord d'Assise, sur la rampe escarpée des Apennins, à l'entrée des gorges rocheuses du mont Catvo, Gubbio tremblait devant un loup dont la

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