‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 147 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita secunda, p. III, c. Lxxx · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita secunda, p. III, c. Lxxx

caires généraux. La mort de Pierre de Catane, survenue le 10 mars 1221, le força d'intervenir de nouveau dans les affaires de l'Ordre (1). Au Chapitre de la Pentecôte (maï 1221), où se trouvaient trois mille Frères, un évêque et le cardinat Raniero Capoccio, ik confia au Frère Élie la charge de Vicaire général et s'assit à ses pieds. Sa voix était si faible qu'on ne pouvait l’entendre. Elie transmettait ses ordres. Il commença ains! : « Voici ce que dit le Frère (c'est par cette appellation respectueuse qu'il désignait le vénérable fondateur). I est une contrée dont les habitants, à la foi robuste, de longs bâtons à la main, de grandes bottes aux pieds, traversert nos cités et se dirigent vers le tombeau des Apôtres, sous l’ardeur du soleit, au chant des cantiques. Comme nos premiers missionnaires ont été maltraités dans ce pays, le Frère n’impose à personne l'obligation d’y aller; mais si quelques religieux, mus par la gloire de Dieu et le salut des âmes, se sentent cette vocation, il leur assure le même mérite qu'aux missionnaires d'outre-mer. Qu'ils se lèvent. » Quatre-vingt-dix Frères se levèrent, comme pour aller au martyre. François en choisit seulement vingt-sept, quinze laïques et douze clercs, parmi lesquels Thomas de Célano, Conrad le Teutonique, Jean de Piano-Carpino, le diacre Jourdain de Giano et Césaire de

J. Voici l’'épitaphe très antique gravée sur la tombe de Pierre de Catane :

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