‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 185 sur 260 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

La charité divine est une reine qui ne marche point seule; elle a pour filles et pour compagnes toutes les autres vertus; et quand elle établit son règne dans un cœur comme celui de François, on doit s'attendre à la voir entourée du cortège le plus resplendissant. Ce serait trahir notre mission d'historien et frustrer l'attente de nos lecteurs, que d'’omettre ces beautés intérieures, sous prétexte qu’elles sont propres à la vie du cloître : comme si les vertus monacales n'étaient pas un trésor et un encouragement pour tous! Nous en dirons donc un mot; mais ce ne sera qu’une ébauche. Car, il en est de cette figure séraphique comme de l’image du Crucifix : elle défie toute plume et tout pinceau; elle ravit, et elle désespère.

Elle ravissait et désespérait le cœur de Thomas de Célano, qui, occupé à peindre les vertus de son bienheureux Père, déposait un instant sa plume pour jeter ce cri d’admiration : « Qu'il était beau à voir, avec l'innocence de ses mœurs, la candeur de son âme et la limpidité de son regard (1)!»

L'obéissance ? François l’aimait. S'étant démis

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