I. BONAV., c. XIV
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part un jour à la récompense des justes (1). » Dieu devait plus tard, à la dernière heure du Frère Élie, se souvenir de la prière et des mérites de François mourant.
Le vénérable fondateur ne pouvait oublier ses chères filles de Saint-Damien, il envoya donc à sainte Claire et à ses compagnes une dernière bénédiction. À ces témoignages d’une exquise délicatesse, on reconnaît bien l’aimable François d'Assise, qui pouvait dire de ses enfants spirituels ce que, jeune encore, il disait des pauvres : « Je les porte tous dans mon cœur. » Et l’on y voit le signe de la vraie piété; car c’est le propre de la religion de transformer tout ce qu'elle touche, d'élever les pensées et de purifier, d'agrandir, de perfectionner toutes les légitimes affections en les surnaturalisant.
Après avoir ainsi appelé les faveurs du Ciel sur son immense famille, François pria ses Frères de le transporter à Notre-Dame des Anges, lieu béni entre tous, quiétait le berceau deson Ordre et son séjour de prédilection ; « car il voulut, dit Thomas de Célano (2), rendre le souffle de sa vie mortelle dans ce même sanctuaire où il avait reçu le souffle divin de la grâce ». C'était dans les derniers jours de septembre 1226. Le Saint était porté sur un brancard. Quand on fut dans la plaine, à peu près à moitié chemin entre la ville et le couvent, il demanda si l’on était visà-vis de l’hospice où, dans les commencements
J. TH. DE CELANO, Vita prima, p. Il, c. vil.