‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 227 sur 260 · TH. DE CELANO, loc. cit · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, loc. cit

ments de Dieu sur moi. » Et aussitôt, rassemblant toutes ses forces, il se jette sur le pavé, et le choc est si violent que ses membres endoloris en sont tout froissés. Puis il baise la terre en s’écriant : « Seigneur, je vous rends grâces pour toutes mes souffrances. Ajoutez-en cent fois plus encore, si c'est votre bon plaisir; car mon unique bonheur est d'accomplir votre très sainte volonté (1). » Le séraphique Patriarche se peint tout entier dans ce mot. Aimer Dieu sans mesure, accomplir en tout sa très sainte volonté, et mettre en cela tout son bonheur, voilà la clef de sa belle vie et de sa belle mort.

Sentant que le terme de son pèlerinage était proche, il réunit ses disciples autour de sa couche dans la salle du palais épiscopal ; et, à l'exemple de Jacob, il étendit ses bras l'un sur l’autre en forme de croix pour bénir tous les fils de son amour. Il demanda sur quel front reposait sa main droite : « Sur la tête du Frère Élie, répondirent les Frères. — C'est bien, reprit-il. Mon fils, je te bénis, en tout et pour tout; de même que sous ta main le Très-Haut a multiplié mes enfants, de même je les bénis tous en toi. Que Dieu, le souverain Maître de l’univers, te bénisse dans le ciel et sur la terre! Pour moi, je te bénis autant et plus que je ne le puis. Je conjure Celui qui peut tout, de suppléer à mon impuissance : qu'il se souvienne de tes œuvres, qu'il exauce tous tes vœux, et qu'il te donne

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