‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 239 sur 260 · BONAV., De mirac · texte numérisé non relu

BONAV., De mirac

venait d'expirer, et déjà les clercs récitaient l'office des morts autour de sa couche funèbre. Tout à coup, au milieu de la nuit, elle soulève le drap mortuaire, appelle un des prêtres, son parrain, et lui dit : «< Mon père, je veux me « confesser. Morte, j'étais réservée aux sup- « plices sans fin des ténèbres extérieures, pour « avoir caché un péché mortel en confession.

« Grâce à flintercession de saint François « d'Assise, pour qui j'ai toujours eu la plus « vive dévotion, Dieu m'a renvoyée sur la terre « pour compléter ma confession. Dès que vous « m'aurez entendue et absoute, j'irai au séjour « du repos quim'aété promis. » Elle se confesse en tremblant au prêtre, qui tremble plus qu'’ellemême; et dès qu'elle a reçu le divin pardon, elle se rendort, cette fois dans le baiser du Seigneur, et c'est pour toujours (1). »

L'Ombrie avait le bonheur de posséder la dépouille mortelle du Saint. Elle était le principal foyer de la dévotion qu'on avait pour lui, mais non le seul théâtre de sa bienfaisante intervention. Dans les autres provinces de la péninsule italique et ailleurs, en France, en Espagne, en Allemagne, partout les miracles se multipliaient, si nombreux, si éclatants, que pour le puissant thaumaturge la question de la canonisation se posa au lendemain, pour ainsi dire, de son trépas.

Honorius III était mort le 18 mars 1227. Dès

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