‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 24 sur 260 · WADDING, t. E, p · texte numérisé non relu

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gnons, et ainsi garder intact, au milieu d'un . Siècle connu pour sa corruption, l’inestimable trésor de la pureté. Voilà le témoignage unanime que rendent de sa jeunesse ses compagnons et ses premiers historiens, Thomas de Célano, le Frère Léon et saint Bonaventure.

Une telk constance dans une vertu si délicate, et surtout avec un tempérament si avide d'émotions et de jouissances, dépasse les forces de la nature; et la grandeur d'âme ou tout autre motif humain ne suffisent point à l'expliquer. Il faut donc ici, avec le Docteur séraphique, remonter jusqu'à Dieu, source de toute grâce, et le bénir d’avoir orné le cœur de l'impétueux adolescent du plus divin des privilèges, et son front de la plus belle des couronnes, la couronne et le privilège de la virginité (1}.

François trouvait d’ailleurs au fond de son âme un autre don de Dieu, qui lui servait de sauvegarde contre les séductions du monde et contre les tentations de a chair : c'était l'amour des pauvres, amour de prédilection dont il avait savouré les douceurs dès sa plus tendre enfance, et qui, grandissant avec l’âge, devait opérer tant de prodiges. Il chérissait les pauvres comme ses frères, et se plaisait à leur faire laumôêne, surtout lorsqu'ils la demandaient pour l'amour de Dieu. À ces mots :

€ Pour l'amour de Dieu», son âme frémissait Comme sous le coup d’un archet mystérieux, et

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